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Obligations vertes : Un moyen pour financer la transition énergétique

Jeudi 11 Mai 2017 Par Laquotidienne

La Caisse de Dépôt et de Gestion a organisé ce jeudi une importante rencontre autour des obligations vertes, avec une déclinaison en faveur du verdissement de l’immobilier au Maroc. En effet, les nouvelles règles et engagements environnementaux encouragent les professionnels de la construction à s’adapter en faisant évoluer leurs habitudes et leurs méthodes de construction et de réhabilitation. La finalité étant de concevoir des bâtiments de plus en plus performants sur les thématiques énergétiques et environnementales et ainsi d’élargir leur panel d’instruments de financement.

Le verdissement des actifs immobiliers, publics et privés, résidentiels, bureaux ou commerciaux est un enjeu clé de la lutte contre le changement climatique et de la capacité à atteindre collectivement une trajectoire 2°C. Les réglementations de nombreux pays s'y sont attelées depuis plusieurs années, posant des normes de plus en plus exigeantes. Néanmoins, les différences de performances au sein d'un même parc immobilier (neuf vs. existant) et entre pays sont encore parfois abyssales.

En 2008, en même temps que le déclenchement d’une des plus graves crises financière et économique mondiale, est lancé, pour la première fois, une émission d’obligations vertes par la Banque mondiale. Malgré ce contexte particulièrement instable, ce nouvel instrument financier a réussi à convaincre les investisseurs et à prospérer. Depuis cette première émission, la croissance de ce nouveau marché n’a cessé de croitre pour atteindre un encours d’environ 160 milliards de dollars contre environ 15 milliards de dollars en 2013, soit un marché presque multiplié par 10 en 3 ans. Pour la seule année 2016, les émissions ont atteint près de 70 milliards de dollars. Les émetteurs privés, dont la part de marché est de près de 60% des émissions, sont à l’origine de ces bons chiffres. Alors qu’avant 2010 les obligations vertes étaient l'exclusivité des grandes institutions internationales comme la Banque mondiale ou la Banque européenne d'investissement. Evidemment ce succès est à relativiser tant les montants sont encore modestes, voire marginaux par rapport à la taille du marché obligataire classique. Néanmoins, il démontre une prise de conscience que le développement durable et l’activité financière peuvent coopérer avec succès et que les obligations vertes sont de plus en plus considérées comme un moyen efficace de financer la transition énergétique. 

 

Pour rappel, les coûts de la lutte contre le changement climatique sont colossaux. L'Agence Internationale de l'Energie estime à 1 000 milliards de dollars d'ici 2035 les besoins pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les obligations vertes peuvent constituer une solution efficace, à condition que des mécanismes de contrôle soient mis en place.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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