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Pétrole : La menace iranienne

Mardi 04 Decembre 2018 Par Laquotidienne

Après avoir perdu près de 22% en novembre, le cours du baril de pétrole a repris un peu de couleur mardi.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 62,90 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,21 dollar par rapport à la clôture de lundi, soutenu par l’espoir d’une baisse de l’offre.

La réunion des membres de l’OPEP, prévue à Vienne les 6 et 7 décembre, devrait permettre de donner plus de visibilité aux investisseurs.

Mais d’ores et déjà, lors du G2O, Russes et Saoudiens ont annoncé qu'ils renouvelleraient l'accord de limitation de la production en 2019 afin de limiter substantiellement l’offre.

Toutefois, un autre acteur risque de perturber le marché : l’Iran.

Hassan Rohani a en effet menacé, mardi, de bloquer les exportations de pétrole dans le Golfe, en réaction aux sanctions américaines rétablies à la suite du retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire.

"Les États-Unis devraient savoir qu'ils ne sont pas en mesure d'empêcher l'exportation du pétrole iranien", mais "s'ils essayent (...), il n'y aura plus de pétrole à exporter depuis le Golfe persique", a mis en garde le président iranien lors d'une réunion publique dans la province de Semnan (nord), retransmise à la télévision. 

L'Iran a menacé à plusieurs reprises de verrouiller le Golfe en réaction aux pressions internationales, mais n'a jamais exécuté ses menaces.

Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il ne passera pas à l’acte. Car quand on pousse quelqu’un dans ses derniers retranchements, sa réaction peut être très imprévisible, dictée par… ses instincts de survie primitifs.

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