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Syrie : Pratiques criminelles

Vendredi 13 Avril 2018 Par Laquotidienne

(Photo AFP)

L’Organisation des Nations unies s’agite. La Russie brandit son véto au Conseil de sécurité, suite au projet de résolution américain pour une enquête indépendante sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

Bachar al-Assad reste impassible. C’est l’ambiance qui prévaut actuellement au niveau de la communauté internationale, après l'attaque chimique présumée imputée au régime syrien, qui s’est produite samedi à Douma (Ghouta orientale - Syrie) et qui aurait fait des dizaines de morts, y compris des enfants.

Si Moscou et Damas bottent en touche et nient toute implication dans cette attaque chimique, à Paris, c’est un autre son de cloche.

«Nous avons obtenu des informations qui, d'ailleurs, ont été pour une large partie d'entre elles en source ouverte et dont la presse, les organisations non gouvernementales se sont fait l'écho, qui ont montré qu'il y avait bien eu utilisation d'armes chimiques et que de manière évidente l'attribution pouvait en être faite au régime», a notamment affirmé mardi le président français Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse commune avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed Ben Salmane.

Il faut dire que Bachar al-Assad, qui bombarde et massacre son peuple depuis le déclenchement de la guerre civile en mars 2011, est un adepte des pratiques assassines.

Rappelons-nous, il y a un an, exactement début avril 2017, une attaque au «gaz toxique» avait été menée contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie. Bilan macabre : au moins 72 personnes tuées, parmi lesquelles 20 enfants.

A l’époque, la communauté internationale s’était également indignée. Mais ses gesticulations n’ont strictement servi à rien, la Russie s’érigeant en rempart et défenseur pugnace du régime syrien.

Cette impunité doit-elle encore perdurer ? Doit-on laisser ce tueur en série de Bachar al-Assad se livrer à de telles horreurs ?

Ne rien faire et se contenter uniquement de se plaindre dans les fauteuils douillets des Nations unies équivaudrait en quelque sorte à cautionner ces dérives meurtrières.

Aujourd’hui, la réflexion est lancée pour apporter une riposte appropriée à cet acte criminel et insidieux. Pourvu qu’elle soit à la hauteur des atrocités commises.

D. W.

Syrie
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