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La souveraineté du Maroc sur les eaux adjacentes à ses provinces du Sud est "historique" et "légale"

Dimanche 15 Avril 2018 Par Laquotidienne

La souveraineté exercée par le Maroc sur les eaux adjacentes à ses provinces du Sud est "inébranlable" car, basée sur des fondements historiques et légaux, ont souligné samedi à Essaouira, les participants à une conférence autour du thème "l’accord de pêche entre le politique et l’économique : réalité et perspectives".

"La souveraineté du Maroc sur les eaux adjacentes au Sahara marocain ne peut faire l’objet ni de doute, ni de surenchères comme tentent de le véhiculer les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume", ont-ils ajouté, lors de cette rencontre tenue dans l’espace culturel Dar Souiri, à l’initiative conjointe de l’association "Khotoua pour le Développement et la Communication", l’association Essaouira-Mogador, et le portail électronique spécialisé "Maroc Bleu".

La légitimité des droits du Royaume sur ces eaux est "connue" et "reconnue", conformément aux engagements internationaux du Maroc en la matière, ont-ils expliqué, rappelant que le Maroc est l’un des pays ayant ratifié le 31 mai 2007, la convention de Montego Bay sur le droit de la mer du 10 décembre 1982.

Les intervenants ont, par la même occasion, mis l’accent sur l’accord de pêche unissant le Maroc et l’UE, relevant que le Royaume en dépit des manœuvres auxquelles se livrent les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc, a toujours honoré ses engagements dans le strict respect des accords l’unissant au partenaire européen, ainsi que du principe de bon voisinage.

Ils ont aussi loué les grandes réformes engagées, ces dernières années, dans le domaine halieutique notamment, sur le plan juridique et réglementaire, lesquelles ont permis la réorganisation de ce secteur, tout en lui permettant de contribuer positivement à l’économie nationale, notant que ces réformes ont également permis au Maroc de négocier, en position de force, des accords halieutiques très avantageux. 

Dans son exposé intitulé "La convention de Montego Bay : Principes et Applications", Ouzzine Mohammed Adnane, expert en droit de la mer, a donné un aperçu historique détaillé sur les diverses étapes franchies par le Maroc pour la délimitation de son espace maritime ainsi que sur les éventuelles possibilités d’extension du Plateau Continental marocain au-delà de 200 milles et ce, en conformité avec le droit international public. 

Il a, en outre, mis l’accent sur les dernières actualités maritimes, notamment en matière des dernières résolutions de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), ainsi que des travaux du Tribunal International de la Mer et des institutions onusiennes ayant trait à la mer et aux océans à savoir : la Commission des Limites du Plateau Continental et l’Autorité des fonds Marins. 

A ce propos, Ouzzine, preuves à l’appui, a démontré le fondement contraire au Droit International Public, du dernier arrêt de la Cour de Justice Européenne concernant l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne, soulignant la nécessité pour le Maroc d’œuvrer pour une représentativité effective au sein d’instances maritimes internationales, à l’instar du Tribunal International de la Mer, ou encore de la Commission des Limites du Plateau Continental et de l’Autorité Internationale des Fonds Marins.

Il a aussi préconisé la mise en place d’une structure unique pour la gestion du secteur maritime, dotée d’une stratégie claire et précise, à même de permettre la promotion de ce secteur clé de l’économie nationale, afin d’éviter un éparpillement des efforts entrepris jusque-là. 

De son côté, Hamid Halim, directeur du portail électronique "Maroc Bleu", a pointé du doigt les manœuvres et les allégations mensongères et non fondées, véhiculées par le front polisario et son mentor l’Algérie pour porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc, faisant savoir que le secteur de la pêche, à travers les recettes générées par l’accord avec l’UE, profite pleinement et directement aux provinces du sud du Royaume. 

Il a dans ce sens, loué les efforts inlassables déployés par le Maroc, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, pour le développement de ses provinces du sud, à travers des chantiers structurants destinés, en définitive, à améliorer les conditions socioéconomiques de la population locale.

Halim, a plaidé également en faveur d’une approche "proactive" et "offensive" pour la défense du Royaume et de ses intérêts, outre la mise en place d’un véritable plan de promotion et de communication, à même de mettre en avant l’ensemble des acquis et des réalisations accomplis par le Maroc dans divers secteurs, en l’occurrence celui de la pêche. 

Dans la foulée, il a souligné le rôle important que les médias et la société civile se doivent de jouer, en toute audace, courage et détermination, pour défendre la cause nationale et ce, parallèlement au combat mené par la diplomatie officielle, mettant en avant la démarche clairvoyante du Royaume avec son retour à l’Union Africaine, et l’ouverture sur d’autres marchés prometteurs, en l’occurrence l’Afrique, la Russie, la Chine et l’Amérique Latine. 

 

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