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Droits de l’Homme : Depuis Genève, Ramid tance l’Algérie

Mardi 27 Fevrier 2018 Par Laquotidienne

En matière de respect des droits de l’Homme, on tolérera, une fois n’est pas coutume, que l’Algérie copie sur le Maroc.

Car, sur ce registre, nos voisins se sont tristement rendus célèbres, particulièrement ces derniers mois, à cause des traitements inhumains qu’ils infligent notamment aux migrants subsahariens. Au point de susciter l’ire de plusieurs ONG internationales.

On en arriverait presque à oublier que nos voisins sont des récidivistes. Et c’est à Genève, ce mardi, lors du segment de Haut de niveau de la 37ème session du Conseil des droits de l'Homme, que Mustapha Ramid nous l’a rappelé.

Le ministre marocain chargé des droits de l'Homme, tout en soulignant les actes forts posés par le Royaume en la matière (lire en bas), n’a pas en effet manqué de rappeler le sort des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, victimes de privation de leurs droits les plus élémentaires, en particulier ceux d'expression et de circulation.

Le coupable : l’Algérie, qui refuse le recensement des populations vivant dans les camps comme l'exige le droit international.

En cela, Ramid déplore que les Marocains séquestrés dans les camps restent privés des aides humanitaires accordées par les donateurs, du fait de leur détournement par des dirigeants séparatistes avec la complicité de responsables algériens.

"L'Algérie, appelée à assumer ses responsabilités politique et humanitaire dans le différend régional autour du Sahara marocain, doit s'impliquer sérieusement dans le processus visant à trouver une solution politique à cette question", martèle Ramid, tout en citant le dernier rapport du Conseil de sécurité présenté en avril 2017.

Mais que faire face à un pays qui est dans le déni et qui se nourrit de l’entretien de ce conflit artificiel ? On peut bien exister autrement.

 

Quelques actes forts posés par le Maroc

- Transfert des attributions du ministère public au Parquet général près la Cour de cassation, conformément à la Constitution de 2011.
- Installation des membres du Conseil de la magistrature ainsi que ceux de la Cour constitutionnelle, afin de promouvoir le rôle de la justice dans la protection des libertés et des droits de l'Homme.
- Adoption de la loi relative à la réorganisation du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).
- Adoption de la loi relative à l'Instance sur la parité et à la lutte contre toutes les formes de discrimination.
- Adoption de la loi sur le Conseil consultatif de la famille et de l'enfance.
- Adoption de la loi sur le Conseil consultatif pour la jeunesse et l'action associative.
- Loi organique relative aux recours pour non-constitutionnalité des lois.
- Loi sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes.
- Loi sur le trafic d'êtres humains.
- Mise en œuvre d'une opération de régularisation exceptionnelle et l'octroi du statut de réfugié à de nombreux ressortissants étrangers.
- Reconnaissance légale d'associations de migrants et la facilitation de leur accès au financement...

D. W.

Migrants
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