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Le Maroc veut mettre la Fintech au service de l’inclusion économique et sociale

Le Maroc veut mettre la Fintech au service de l’inclusion économique et sociale

Jeudi 21 Novembre 2019 Par Laquotidienne

 

Le Maroc compte saisir l'apport de la Fintech dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie d’inclusion financière afin de favoriser l’inclusion économique et sociale, a affirmé, jeudi à Rabat, le Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri.

La Fintech est en train de révolutionner le paysage financier, élargissant la gamme des produits et des services, tout en les rendant de meilleure qualité, plus accessibles et moins coûteux, a souligné Jouahri lors de la 2ème édition de l’Africa BlockChain Summit.

Selon lui, la Fintech transforme également la relation client, les moyens de paiement ainsi que les modes de financement et de transfert.

C'est pour ces raisons et bien d'autres que le Maroc entend saisir l’apport de la Fintech dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie d’inclusion financière, qui vise à garantir un accès équitable pour l’ensemble des individus et entreprises à des produits et services financiers formels pour une utilisation adaptée à leurs besoins et à leurs moyens, a-t-il soutenu.

Cette stratégie nationale, élaborée par le ministère de l’Economie et des Finances et Bank Al-Maghrib dans le cadre d’une démarche participative, repose, en ce qui concerne les fintechs, sur deux axes principaux, à savoir le développement de modèles alternatifs permettant d’atteindre les populations les plus exclues à moindre coût et qui soient adaptés aux spécificités de ces dernières, et la création des conditions d’un plus grand usage des produits financiers en accélérant la dématérialisation des paiements, en particulier ceux entre l’État et les usagers, pour ancrer l’inclusion financière dans les comportements des ménages et en renforçant l’éducation financière, a-t-il rappelé.

Jouhari a relevé à cet égard que le potentiel des nouvelles technologies pour le développement des services financiers, en particulier au niveau des économies émergentes, n’est plus à démontrer.

Celles-ci permettent d’accélérer l’inclusion financière et de l’élargir aux segments les plus fragiles du tissu productif et aux couches de la population les plus défavorisées grâce à la large couverture des réseaux mobiles et à la pénétration de l’internet.

Il s'est attardé aussi sur le potentiel de la technologie de BlockChain de générer des gains de productivité pour de multiples industries, du secteur financier aux marchés de l'énergie, aux chaînes d'approvisionnement, à la gestion de la propriété intellectuelle, au secteur public et au-delà.

Sa capacité à assurer la désintermédiation, à améliorer la transparence et à accroître la vérifiabilité va aussi permettre de réduire considérablement les coûts des transactions, d’introduire l'efficacité dans les chaînes de valeur existantes et d’ouvrir de nouveaux marchés. 

Jouahri n'a pas manqué aussi d'attirer l'attention sur les nouveaux risques engendrés par les évolutions technologiques, notamment en matière de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme, de cybersécurité, ainsi que pour la protection du consommateur et des données à caractère personnel.

Les Banques centrales, en tant que régulateur, sont appelées à laisser suffisamment d’espace à la créativité et au développement des services financiers innovants, mais en même temps, doivent préserver et renforcer la résilience des systèmes financiers et protéger le consommateur et l’entreprise, note-t-il.

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Abdellatif Jouahri
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