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EMISSION DU 21/11

Tunisie : Le parti Ennahdha opposé à une participation de "Qalb Tounès" au gouvernement

 

Le président du mouvement "Ennahdha", Rached Ghannouchi, a exprimé, mercredi, son opposition à une participation au gouvernement du parti "Qalb Tounès" (Au cœur de Tunisie), arrivé deuxième aux dernières législatives avec 38 sièges sur 217 de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP).

"Ennahdha", vainqueur de ces législatives, apposera "un veto" sur la participation de certains partis politiques, a-t-il affirmé en faisant allusion à "Qalb Tounès", présidé par le candidat malheureux au 2ème tour de l'élection présidentielle, Nabil Karoui, et au parti Destourien Libre (PDL) de l'avocate Abir Moussi (fidèle au régime déchu).

S'exprimant dans des déclarations à la presse à l’issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement désigné, Habib Jemli, Ghannouchi, élu la semaine dernière président du Parlement, a souligné la volonté du chef du gouvernement de former, dans les plus brefs délais, son cabinet ministériel.

Il a fait savoir que Habib Jemli a "présenté à la délégation d’Ennahdha une idée d’ensemble sur ses premiers contacts avec les partis politiques et les organisations nationales".

Selon Ghannouchi, le chef du gouvernement désigné s’est dit "satisfait" des résultats de ses premières rencontres avec les partis, qui, selon lui, ont exprimé "leur prédisposition à participer au futur gouvernement sur la base d’un programme".

Dans ce sens, Ghannouchi a rappelé l’accord concernant la commission en charge des programmes du futur gouvernement, composée par les représentants des partis ayant accepté le principe de participer au gouvernement.

"Cette commission aura pour mission de définir et d’adopter les programmes, ce qui permettra au prochain gouvernement d’entrer rapidement en fonction, loin de tout conflit sur les postes et les quotas partisans", a-t-il expliqué.

Cette rencontre intervient après les récentes déclarations des dirigeants du parti de Nabil Karoui qui contredisent les propos du président de l'ARP et insistent sur le fait qu'ils sont encore concernés par la formation du gouvernement.

"Le peuple tunisien nous a élus pour gouverner et non pas pour être des opposants", souligne, dans ce sens, le leader de "Qalb Tounès", lyadh Elloumi.

"Nous sommes dans l'obligation de trouver des accords, d'autant plus que personne ne peut dire qu'il a gagné. Nous devons assumer nos responsabilités. Si je laisse l'autre partie se noyer, je vais me noyer avec elle, c'est ce que dit la logique", note le responsable du parti "Qalb Tounès", dont le président est accusé par Ennahdha de "corrompu".

Désigné le 15 novembre pour diriger le prochain gouvernement, Habib Jemli disposera d’un mois pour former et finaliser son équipe gouvernementale, avant de la soumettre à l’ARP pour le vote de confiance en plénière, sachant qu’au cas où ce délai ne suffirait pas, il pourra demander au chef de l’Etat de lui accorder un mois supplémentaire.

Cependant, si le chef de gouvernement venait à échouer dans la formation de son équipe ou si l’Assemblée ne lui accordait pas sa confiance par un vote majoritaire d’au moins 109 députés, il reviendra au président de la République de procéder lui-même à des consultations et de charger de la formation du gouvernement la personnalité qu’il jugera la plus apte.

 

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