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Covid-19 : Ce vicieux virus qui nous assigne à résidence

Jeudi 21 Mai 2020 Par Laquotidienne

 

Par David William, Directeur des rédactions

 

Franchement, le coronavirus nous tape sur le système. Après deux mois de confinement, c’est reparti pour un tour. Trois semaines de plus à vivre terrés, assignés à résidence. Nous avions pourtant, jusqu’à lundi matin, le maigre espoir les mesures de confinement ne serait-ce qu’allégées, afin de nous donner un peu plus d’air.

Il n’en est rien. Parce que la Covid-19 nous suit partout, nous traque, se confine avec nous et s’invite pernicieusement dans notre intimité. Même pas un peu de compassion en ce mois béni de Ramadan. Elle est encore bien présente, comme en témoignent les chiffres publiés par les autorités : au total, 467 clusters ont été recensés dans pas moins de 10 régions, causant 3.800 cas d'infection, soit 56% du total des contaminations au coronavirus dans le Royaume.

Et pourtant, l’état d’urgence sanitaire semble globalement très bien respecté sur l’ensemble du territoire, les Marocains faisant preuve de civisme en tentant de se conformer, tant bien que mal, à toutes les dispositions préconisées par les autorités sanitaires. Il y a eu certes des améliorations, mais pas suffisamment pour amorcer le déconfinement.

Au final, ce virus vicieux nous coûte très cher. Il nous prive de notre droit le plus élémentaire : celui de circuler librement. Il nous déshumanise : on ne peut plus se serrer la main, encore moins se faire une accolade. Par son omniprésence, il nous contraint insidieusement à rompre tous ces liens sociaux qui participaient à l’équilibre de nos vies de tous les jours.

Par sa capacité de nuisance, il a contraint l’hospitalité marocaine à l’exil : qui reçoit qui chez lui en ces temps de crise sanitaire ? Enfin, elle contraint le monde entier à avancer masqué, nous rendant bien nostalgiques des fameux bals masqués. Entendons-nous bien !, le coronavirus veut nous avoir à l’usure : il nous mine psychologiquement afin que, par lassitude, l’on rompe ce pacte de respecter l’état d’urgence sanitaire et les gestes barrières. Nous avons tenu deux mois. Nous pouvons encore tenir 3 semaines. Alors, courage !

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