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Benchaâboune : Une "meilleure" justice sociale est l'un des facteurs primordiaux pour la cohésion sociale

Benchaâboune : Une "meilleure" justice sociale est l'un des facteurs primordiaux pour la cohésion sociale

Vendredi 21 Septembre 2018 Par Laquotidienne

 L'instauration d’une "meilleure" justice sociale et la satisfaction des besoins des citoyens sont deux facteurs primordiaux pour la cohésion sociale, a souligné, vendredi à Rabat, le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Benchaâboune. 

"Trouver les moyens et les ressources nécessaires pour satisfaire les besoins des citoyens et instaurer une meilleure justice sociale constituent deux facteurs primordiaux pour la cohésion sociale", a dit Benchaâboune qui co-présidait la séance inaugurale du 12è colloque international des finances publiques, aux côtés du Trésorier général du Royaume du Maroc, Nourredine Bensouda, de l'ambassadeur de la France au Maroc, Jean-François Girault, du Président de chambre honoraire de la Cour des comptes, Jean Marie-Bertrand, ainsi que de Michel Bouvier, président de l’Association pour la Fondation internationale de Finances Publiques (FONDAFIP) et directeur de la Revue française de Finances Publiques (RFFP). 

"Il nous appartient à tous, gouvernement, parlement, opérateurs économiques et société civile de porter une attention particulière aux questions sociales et aux besoins des citoyens en garantissant la pleine accessibilité de tous", a fait remarquer le ministre, rappelant que le Roi Mohammed VI a mis l'accent sur cette question dans Son dernier discours du Trône.

Il a à cet égard, indiqué que l’Etat, qui doit assumer ses responsabilités pour préserver la cohésion sociale et satisfaire les besoins légitimes des citoyens en biens et services publics de qualité, notamment dans les domaines de l’éducation, la santé, le logement, le transport, etc, ne peut pas continuer tout seul à lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités en mettant à contribution les seules ressources financières du budget de l’Etat.

"Les contraintes de l’Etat et plus particulièrement celles liées à la mobilisation des recettes fiscales et aux niveaux de déficit budgétaire et de l’endettement du Trésor laissent peu de marges de manœuvre pour l’instauration d’une meilleure justice sociale", a fait remarquer Benchaâboune. 

En outre, Benchaâboune a souligné que les politiques sociales destinées à satisfaire les besoins des citoyens sont tributaires de la mise en œuvre des réformes et de mesures stratégiques, dont les plus importantes sont l’exigence d’une cohérence de ces politiques ainsi que d’une complémentarité et d’une bonne coordination entre tous les acteurs, avec un partage clair des compétences entre l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements et entreprises publics, le secteur privé et la société civile.

Il est aussi question de la mise en place d’un enseignement et d’une formation professionnelle de qualité, en adéquation parfaite avec les exigences du marché du travail et les opportunités offertes par les nouveaux emplois de l’économie du XXIème siècle, et du déploiement d’un meilleur système de santé publique, qui puisse répondre de manière équitable aux attentes de tous les citoyens indépendamment de leur niveau social, de leurs revenus et de leur implantation spatiale.

Benchaâboune a noté que le Maroc, à l’instar des autres pays, connait des inégalités et les pouvoirs publics en sont conscients, assurant, par ailleurs, que le Maroc a introduit plusieurs réformes et mis en œuvre plusieurs projets pour lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités.

Il a, dans ce sens, cité, à titre d'exemple, la mise en place en 2005 de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la création en 2012 du compte spécial du Trésor intitulé "Fonds d’appui à la cohésion sociale", précisant que toutes ces actions et mesures se traduisent par des coûts financiers substantiels supportés par le budget de l’Etat.

Sur le plan social, Benchaâboune a souligné l’importante de la mise en place de l’initiative du "Registre Social Unique", du lancement de la 3è phase de l’INDH, du redressement des anomalies qui entachent l’exécution du RAMED et de l’élargissement de la couverture médicale de base pour englober tous les travailleurs indépendants, les étudiants, les personnes non-salariés exerçant une activité libérale et les parents des assurés de l’assurance maladie obligatoire du secteur public géré par la CNOPS.

Au volet économique, il a mis l’accent sur le rôle primordial de l’entreprise et particulièrement de la petite et moyenne entreprise, en tant que vecteur essentiel pour le développement économique, la création des emplois et de la richesse nationale, notant que le gouvernement apportera tout l’appui et le soutien nécessaires au tissu économique, en termes d’amélioration du climat des affaires, de facilitation de l’accès des PME et des TPE aux financements bancaires et à la commande publique, de promotion de la formation et de son adéquation aux besoins du marché et d’encouragement des exportations. 

De son côté, l'ambassadeur de la France au Maroc, Jean-François Girault, a salué, à cette occasion, "la qualité, la densité et la constance" de la coopération franco-marocaine en matière de finances publiques, soulignant que le thème choisi pour ce colloque est au cœur de l'une des responsabilités les plus essentielles de l’Etat et de ce qui assure la cohésion et la stabilité de la société.

En amont, a-t-il poursuivi, les finances publiques sont dans la matière l’outil majeur de traduction des décisions régaliennes. Dans ce contexte, la priorité de la dépense publique se doit aller vers le capital immatériel et non pas essentiellement vers les infrastructures physiques, a-t-il jugé.

Organisé sous le thème "Finances publiques et justice sociale", à l'initiative du ministère de l'Economie et des finances, en partenariat avec l’Association pour la Fondation internationale de Finances Publiques (FONDAFIP) et avec le soutien de la Revue française de Finances Publiques (RFFP), ce colloque, de deux jours, porte sur trois grands axes, à savoir "les enjeux des finances publiques au regard de la justice sociale", "les nouveaux acteurs notamment les collectivités territoriales, les institutions de l’économie sociale et solidaire, les entreprises" et "l'avenir de la justice sociale et les points de vue et stratégies des institutions internationales en termes de renforcement de la justice sociale et d’intégration communautaire des Etats".

Ont également pris part à la séance inaugurale de cet événement plusieurs personnalités, notamment Wali Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, le ministre de l'Education nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, et le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Nizar Baraka.

 

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