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L'économie mondiale prise dans un "bras de fer" entre IA et chocs à répétition (FMI)

L'économie mondiale prise dans un "bras de fer" entre IA et chocs à répétition (FMI)

L'économie mondiale est prise dans un "bras de fer" entre l'impact positif des investissements dans l'intelligence artificielle (IA) d'une part et les effets négatifs des chocs à répétition de l'autre, a estimé mardi la patronne du FMI, Kristalina Georgieva.

Lors d'un point presse au siège du Fonds monétaire international (FMI), la directrice générale de l'institution a jugé que "les risques concernant les prévisions sont plus équilibrées que lors de nos réunions de printemps", qui s'étaient tenues en avril dernier.

Le FMI avait alors revu à la baisse ses prévisions de croissance sur l'économie mondiale, craignant qu'un choc plus durable sur l'énergie, à cause de la guerre au Moyen-Orient, ne vienne peser encore plus d'ici la fin de l'année. La croissance mondiale est attendue à 3% pour cette année, selon la dernière actualisation de ses prévisions pour l'économie, publiée début juillet.

Et pour l'heure "nous assistons à un véritable bras de fer entre les chocs d'approvisionnement négatifs du fait du Moyen-Orient et le choc de demande positif provoqué par l'IA". Car cette dernière est devenue un "moteur de croissance pour l'économie mondiale" et plus uniquement pour les Etats-Unis, alors que "d'autres pays accélèrent dans la construction de centres de données et autres infrastructures nécessaires". Les pays producteurs de semiconducteurs, tels que la Corée du Sud ou Taïwan mais également la Thaïlande, profitent tout particulièrement de la demande.

Autre point positif, malgré l'impact évident sur l'économie mondiale, plus ou moins marqué selon le pays, le choc énergétique n'a pas été aussi grave qu'anticipé. "C'est dû à une combinaison de facteurs: la mobilisation des réserves de gaz et de pétrole, l'augmentation de la production dans les pays hors du Golfe, plus de capacités d'énergie renouvelable disponibles. Et nous avons assisté à une forte baisse de la demande, plus importante que nous ne l'avions envisagé", a détaillé Mme Georgieva.

Mais l'approche de l'hiver dans l'hémisphère nord pourrait présenter de nouveaux risques sur le plan énergétique, alors que les réserves sont en forte baisse, a-t-elle prévenu. D'autant que, dans le même temps, les pays font face à des "pressions renforcées sur le plan budgétaire, comme le prouve la hausse des rendements sur les bonds, et un processus de désinflation qui n'avance plus".

"Il n'y a pas de place pour l'autosatisfaction", a insisté Kristalina Georgieva, "nous ne nous en sommes pas trop mal tirés jusqu'ici mais les Etats doivent régler leur problème de dette et ramener leurs déficits à des niveaux soutenables. Et les banques centrales doivent rester concentrées sur la stabilité des prix". Autre problème restant à traiter, a ajouté la patronne du FMI: "les déséquilibres mondiaux", tels que la balance commerciale chinoise très excédentaire.



 

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