Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont joué un rôle déterminant dans le soutien des exportations nationales et dans le renforcement de l’attractivité du Royaume auprès des investisseurs étrangers.
C’est ce qu’a affirmé, mardi à la Chambre des conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.
Répondant à une question orale sur la révision des accords de commerce extérieur, Hejira a rappelé que le Maroc, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, a fait le choix d’une ouverture économique et commerciale assumée, tout en procédant régulièrement à l’évaluation de ses accords afin d’en mesurer les retombées et d’apporter les ajustements nécessaires.
Le responsable gouvernemental a indiqué que 99% des exportations marocaines de produits manufacturés sont destinées à des pays liés au Royaume par des accords de libre-échange.
Cette proportion atteint également 98% pour les biens d’équipement et d’outillage, tandis que 86% des exportations agroalimentaires prennent la même destination.
Selon lui, ces accords ont également contribué à renforcer l’attractivité du Maroc pour les investissements directs étrangers (IDE).
Les flux d’IDE sont ainsi passés de 77 milliards de dirhams entre 1991 et 2000 à 249 milliards de dirhams sur la période 2001-2010, avant d’atteindre 352 milliards de dirhams entre 2011 et 2020.
Omar Hejira a, par ailleurs, souligné que le Royaume a attiré, au cours des trois dernières années seulement, l’équivalent de 31% du volume total des IDE enregistrés durant la décennie précédente.
Grâce à ses 12 accords de libre-échange, le Maroc bénéficie aujourd’hui d’un accès privilégié à près de 100 pays représentant un marché d’environ trois milliards de consommateurs.
Un atout qui figure parmi les principaux arguments avancés par les investisseurs étrangers souhaitant s’implanter dans le Royaume.
S’agissant des relations commerciales avec l’Egypte, le secrétaire d’Etat a fait état d’avancées concrètes issues des récentes réunions bilatérales.
Celles-ci ont notamment permis la mise en place d’un mécanisme de traitement accéléré (« Fast Track ») pour les exportations marocaines. Parallèlement, les ventes de véhicules marocains sur le marché égyptien sont passées d’environ 400 unités à près de 3.000 unités par an.
Concernant la Turquie, Hejira a indiqué que les discussions se poursuivent autour de plusieurs aspects de l’accord de libre-échange liant les deux pays.
Il a rappelé que cet accord avait déjà été révisé par le passé, avec l’exclusion de plus de 1.200 produits du régime préférentiel de franchises douanières, dans le but de réduire les déséquilibres observés au niveau de la balance commerciale.