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Tourisme: La disette, c’est fini !

Tourisme: La disette, c’est fini !

Les opérateurs du tourisme ont la banane. Ils ne traversent plus cette période de désert touristique qui a fortement sinistré le secteur et plongé les professionnels dans le désarroi. Fini la période de disette. Les touristes reviennent de plus belle. Les touristes dépensent.

C’est ce que révèlent les tout derniers chiffres divulgués mardi au Parlement par la ministre de tutelle, Fatim-Zahra Ammor. Elle fait savoir que 3,4 millions de touristes étrangers ont visité le Maroc au cours des six premiers mois de l'année en cours, un nombre qui a quadruplé par rapport à la même période en 2021 et qui représente 63% du nombre d'arrivées enregistré en 2019.

Rien qu’en juin dernier, le nombre de touristes a atteint 1,14 million, soit une hausse de 5% par rapport à 2019. De leur côté, les recettes en devises s’inscrivent dans cette même tendance haussière. Elles se sont établies à 20 Mds de DH au cours des cinq premiers mois de l’année, soit une augmentation de 173% par rapport à 2021, et un taux de récupération de 71% par rapport à 2019. C’est bien.

Mais il faut consolider cette reprise. Cela ne passe pas uniquement par la multiplication des opérations séduction à l’égard des tours opérateurs et compagnies aériennes étrangères. Il faut aussi un ancrage local fort, à savoir courtiser les Marocains afin de faire du tourisme interne un véritable levier de développement du secteur. Pendant longtemps, le tourisme national n’a servi que de bouche-trou pour pallier les déficits des arrivées de touristes étrangers, surtout en période de crise.

Et tous les plans et programmes initiés dans ce sens n’ont accouché que de résultats médiocres. La raison est simple : l’inadéquation de l’offre, en termes de rapport qualité/prix, avec les attentes et besoins des touristes nationaux. Et il va falloir définitivement régler cette problématique afin que le tourisme interne joue pleinement son rôle en tant que locomotive de développement de tout un écosystème, mais qu’il assure surtout la résilience du secteur lors des périodes de crise. Lesquelles deviennent de plus en plus fréquentes.

Dès lors, il faut des mesures fortes. Structurantes. Et non des initiatives ponctuelles et cosmétiques. Fatim-Zahra Ammor a promis de se pencher sur ce problème afin de mettre en place des bases solides d'un développement durable du tourisme interne.

Les axes de son action : l'encouragement de l'investissement dans le tourisme interne et les loisirs, la création de stations proposant des prix à la portée de tous les touristes marocains et la coordination avec le ministère de l'Économie et des Finances pour créer des chèques de voyage à même d'alléger la charge des dépenses pour le touriste national. Suffisant ? On verra bien.

 

D.William

 

 

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