Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.
"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.
Il a assuré lundi que l'Espagne continuait "à enquêter" sur les causes du brusque afflux de migrants arrivés à Ceuta il y a un mois, fustigeant aussi de "fausses informations" diffusées et amplifiées par une "internationale d'ultradroite".
"Nous continuons à enquêter" sur ce qu'il s'est passé, a déclaré le Premier ministre.
"Ce que nous savons à ce jour, c'est qu'un arrêt de la Cour suprême du 8 juillet dernier a été déformé, qu'il a été propagé sur les réseaux sociaux à travers des rumeurs, de la désinformation, mais aussi par des organisations criminelles qui trafiquent des êtres humains", a-t-il poursuivi.
Certains informations assuraient alors qu'en cas d'entrée à la nage à Ceuta, il était impossible d'être expulsé vers le Maroc, ce qui est faux, a rappelé le dirigeant socialiste.
"Nous savons également qu'il existe une inégalité structurelle qui fait que la Ville autonome de Ceuta et la Ville autonome de Melilla possèdent probablement les frontières les plus complexes du monde, parce que l'écart d'opportunités, l'écart de revenu par habitant entre un côté et l'autre est considérable", a-t-il aussi pointé.
"Après les 30 et 31 juillet, il y a eu une diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu'à Israël, et à une internationale d'ultradroite qui utilise toujours la migration non seulement pour attaquer l'Espagne, mais aussi pour attaquer l'Europe et la diviser", a ajouté le chef du gouvernement espagnol.