Au lendemain du communiqué du Rassemblement national des indépendants mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité dans des tentatives de débauchage et des pressions sur certains de ses élus, le PAM rejette catégoriquement ces accusations. Il défend la liberté d’adhésion politique et rappelle qu’en 2021, le RNI avait lui-même présenté plusieurs anciens parlementaires issus d’autres formations.
Le Parti authenticité et modernité (PAM) a réagi au communiqué publié le 25 août par le Rassemblement national des indépendants (RNI), dans lequel ce dernier l’accusait directement d’avoir exercé des pressions et mené des opérations de ralliement auprès de plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables.
Dans sa réponse, le PAM dit «déplorer vivement» la mise en cause de son nom et rejette les accusations portant sur une atteinte aux règles de la compétition démocratique ou sur d’éventuelles pressions exercées sur des élus du RNI. Le parti affirme n’avoir «contraint» aucun citoyen à le rejoindre et soutient que ses recrutements politiques reposent sur le dialogue et la conviction. Il rappelle, à ce titre, que la liberté d’appartenance politique est garantie par la Constitution et que toute adhésion doit relever d’un choix individuel.
Le PAM répond également au RNI sur le terrain des précédents électoraux. Il souligne qu’à l’occasion des élections législatives de 2021, le RNI avait présenté, selon ses propres chiffres, plus de 17 anciens parlementaires issus de cinq partis politiques, dont six ex-membres du PAM, ainsi que plusieurs dizaines d’élus locaux et de membres de la Chambre des conseillers.
Le PAM indique avoir alors considéré ces changements d’appartenance comme relevant de la liberté de choix politique, sans les contester publiquement.
Le parti assure par ailleurs que les candidatures de ses nouveaux membres sont examinées dans le respect des règles constitutionnelles et légales. Il affirme qu’il n’acceptera «de leçons d’aucune partie» en matière de respect de la loi ou des règles du jeu institutionnel.
Cette réponse intervient après une sortie particulièrement ferme du RNI, qui avait dénoncé, dans son communiqué du 25 août, des tentatives d’approche et de pression visant plusieurs de ses élus et responsables, en citant explicitement le PAM.
Le désaccord entre les deux formations porte ainsi ouvertement sur les mouvements de candidats et d’élus à l’approche des prochaines échéances électorales, chacune des deux parties invoquant la liberté d’appartenance politique et le respect des règles de la concurrence partisane.