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Fatima-Zahra Mansouri devant le Conseil national du PAM : « Un gouvernement politique fort », sans clientélisme dans la répartition des postes

Fatima-Zahra Mansouri devant le Conseil national du PAM :  « Un gouvernement politique fort », sans clientélisme dans la répartition des postes

 

Lors du Conseil national du Parti Authenticité et Modernité, tenu ce samedi à Skhirat, la cheffe du gouvernement désignée et coordonnatrice générale de la direction collégiale a salué un résultat « historique », transmis un message royal aux femmes marocaines et défendu la ligne du parti dans les négociations en vue de la formation du gouvernement.

Devant les militantes et militants du PAM réunis à Skhirat, Fatima-Zahra Mansouri a pris la parole ce samedi lors des travaux du Conseil national. Revenant sur la fondation du parti, elle a affirmé : « Nous avons bâti une véritable démocratie interne », où l'opinion divergente a sa place.

Elle a qualifié la séquence actuelle d'exceptionnelle et d'historique pour le pays : « Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, c'était un rêve partagé par toutes les Marocaines », a-t-elle déclaré, étendant ensuite son propos aux femmes africaines et arabes.

La coordonnatrice générale a indiqué avoir été chargée par le Roi de transmettre un message à l'ensemble des femmes du Royaume. Selon elle, « Sa Majesté tient en estime la femme marocaine, reconnaît son travail, ses efforts et son combat, qu'elle vienne des campagnes ou des villes ». Elle a précisé que ce message s'adressait aussi aux femmes du parti et à celles des autres formations politiques.

Un succès collectif, une participation à ne pas oublier

Fatima-Zahra Mansouri a rappelé que le PAM a longtemps fait l'objet de critiques et traversé des conflits internes, des débats et des divergences au cours de ses 18 années d'existence. Le résultat obtenu, a-t-elle dit, n'est pas seulement celui des militants : il est aussi celui des candidats et des élus, des villes comme des campagnes, qui ont porté le projet du parti et convaincu les citoyens. « C'est un vrai succès, mais il ne sera complet que si nous parvenons à préserver cette dynamique », a-t-elle prévenu, en appelant au sérieux, à la sagesse politique et à un programme réaliste. 

« Notre parti peut présenter aux Marocains l'un des meilleurs programmes », a-t-elle estimé, jugeant que les engagements pris doivent être mis en œuvre au plus vite pour reconquérir la confiance des citoyens. Elle a rappelé dans ce cadre le taux de participation de 38 %. 

Elle a également rendu hommage à Abdellatif Ouahbi et à ceux qui ont, selon ses mots, « contribué à sauver ce parti dans une période très difficile », puis cité Fouzi Lekjaa, dont la présence symbolise à ses yeux que « nous sommes ouverts, que nous sommes des gens qui aiment ce pays et qui travaillent dans l'intérêt général ».

Dialogue avec la majorité, l'opposition et la gauche

Sur le volet des consultations, la cheffe du gouvernement désignée a mis en avant la culture du dialogue du PAM, dont « la particularité est que nous croyons au dialogue ». Le parti a ainsi ouvert les discussions à toutes les formations représentées au Parlement, dont plusieurs ont ensuite annoncé leur passage dans l'opposition. Elle a alors souligné que, grâce à la Constitution, « nous sommes une institution. Et l'opposition est une institution », les deux devant construire leurs relations sur la complémentarité. Elle a indiqué que le parti continuerait à recevoir ceux qui souhaitent échanger sur certains dossiers sociaux, malgré des refus, et que les partis de gauche s'étaient montrés très positifs, certains devant examiner la question au sein de leurs instances.

Estimant que les négociations n'ont pas été facilitées, elle a réaffirmé la position du parti : « Nous voulons un gouvernement politique fort. Nous ne voulons ni complaisance ni clientélisme dans la répartition des postes. » Elle a décrit le profil recherché : « des gens politiques, compétents, hommes et femmes intègres, avec de l'éthique et des valeurs, prêts à se sacrifier pour ce pays ». 

Retraçant son propre parcours, elle a affirmé : « Cela ne m'a pas été facile, et plusieurs fois le parti ne voulait pas m'investir. Malgré cela, je suis restée attachée au parti, depuis 18 ans, de l'intérieur, convaincue par le projet. » Elle a assuré que sa méthode de travail excluait les décisions prises seule, en citant son expérience aux secrétariats du Conseil national en 2015 et au conseil communal de Marrakech. Elle a conclu en s'adressant à l'assistance : « Nous avons entendu votre message, et votre message était clair. »

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