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PLF 2020 : La majorité à l’unisson, l'opposition à contre-courant

PLF 2020 : La majorité à l’unisson, l'opposition à contre-courant

 

Pas de voix discordante au sein de la majorité pour l’instant. Du moins officiellement.

Tout le monde s’y met pour défendre le projet de Loi de Finances 2020.

Mardi, ce sont les parlementaires de la majorité gouvernementale à la Chambre des représentants qui s’y sont mis, lors de l'examen général du PLF à la Commission des finances et du développement économique.

Selon eux, le Budget 2020 est "réaliste" et reflète les engagements "majeurs" contenus dans le programme gouvernemental, notamment en ce qui concerne le volet social.

Si Mustafa Ibrahimi, président du groupe Justice et du Développement, n’a pas manqué au passage de relever l’enveloppe de 11 Mds de DH allouée au dialogue social, il a tout autant adhéré au discours qui fait consensus actuellement :  l'"incapacité" du modèle de développement actuel à répondre aux besoins croissants des citoyens et à réduire les disparités sociales et les inégalités territoriales.

D’où l’urgence de mettre en place un nouveau modèle, comme préconisé par le Souverain.

Bien évidemment, il a aussi mis en relief le classement du Maroc dans le Doing Business qui, soulignons-le, s’invitera encore longtemps dans les interventions de nos ministres, le chef du gouvernement en tête.

De son côté, Abderrahman Blila, membre du groupe du Rassemblement constitutionnel, a mis l’accent sur le fameux maintien des équilibres financiers, au moment où Hakima Belkassaoui, du groupe Haraki, a mis en exergue l’importance des axes sociaux dans le projet de loi.

Au niveau de l’opposition à la Chambre des représentants, c’est un autre son de cloche.

Pour elle, le PLF 2020 est fondé sur un modèle de développement "anachronique et contient des chiffres déconnectés de la réalité".

Le membre du groupe Authenticité et Modernité, Mohamed Boudrar, estime ainsi qu’il s’agit d’un projet transitoire, "sans aucun lien avec les promesses de fin de mandat de l'exécutif" et focalisé sur "l’effort de maîtrise du déficit budgétaire". 

Ce projet trouve son fondement dans un référentiel et des programmes gouvernementaux "liés à un modèle de développement dépassé", ajoute-t-il.

On le voit bien, l’opposition est dans son rôle, tout comme la majorité, laquelle assure à l'unisson le service après-vente du PLF 2020.

Mais une fois la Loi de Finances adoptée, cette cohésion de la majorité résistera-t-elle aux enjeux induits par les prochaines législatives de 2021 ?

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