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Lions de l’Atlas : De drôles de choix en amicaux !

Lions de l’Atlas : De drôles de choix en amicaux !

La trêve internationale de cette fin du mois de mars interroge à plus d’un égard les choix des instances fédérales du football marocain. D’emblée, ce qui pose question est le choix des adversaires.

On aura beau nous dire que la Mauritanie est une solide équipe, on aura beau nous démontrer que l’Angola pratique un beau football, jouer des formations aussi faibles sur les plans tactique, technique et même physique, c’est juste ne pas se servir de ces matchs amicaux pour se mesurer à plus fort que soi, se lancer de sérieux défis, tester ses capacités réelles d’agir et de réagir face à l’adversité, se frotter physiquement à plus dur et ainsi juger de ses valeurs intrinsèques sur le terrain. 

Ce n’est pas du tout le cas de l’équipe du Maroc qui reste sur un échec cuisant lors de la dernière Coupe d’Afrique, une équipe en plein remaniement, certes, mais qui peut, grâce à sa réputation, se payer le luxe de jouer les meilleures équipes au monde.

A ce jeu des choix judicieux, la Tunisie a choisi des sélections très fortes pour préparer ses prochaines échéances comme c’est le cas pour l’Égypte qui a affronté la Croatie, après avoir joué la Nouvelle Zélande alors que la Tunisie a choisi de croiser le fer contre la Croatie. L’Algérie, quant à elle, a joué la Bolivie, alors que la Côte d’Ivoire a disputé un match de belle facture contre l’Uruguay.

Mais pour une équipe qui a fait partie du quatuor final de la dernière Coupe du monde, ses adversaires directs de l’époque continuent sur leur lancée et choisissent d’affronter les plus grandes équipes du moment : L’Espagne a joué le Brésil, la France s’est essayée devant l’Allemagne et le Chili, le Portugal a perdu devant une solide équipe slovaque, la Belgique a disputé un match âpre contre l’Angleterre…

Les autres cadors du classement FIFA ont tous choisi de se tester contre les plus performants, quitte à perdre. Ce qui peut être une bonne chose pour une équipe qui se peaufine, qui veut devenir encore meilleure en rectifiant les erreurs, en posant le doigt là où ça ne va pas, en corrigeant les quelques failles dans les compartiments du jeu… 

Bref, mieux vaut perdre avant une grande échéance et en amical en affrontant le meilleur que gagner contre de petits adversaires pour se rassurer. Parce que tout montre que l’équipe entraînée par Walid Regragui veut juste gagner, même contre plus faible que soi au lieu de jouer l’Allemagne, la France, la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Argentine, l’Italie, le Portugal, le Japon, la Turquie. Et là, ce onze marocain doit montrer de quoi il est capable face à des équipes solides à tout point de vue.

C’est comme si le mot d’ordre de la fédération était de jouer les équipes que l’on peut battre pour rester sur des notes positives, pour se rassurer, pour éviter les mauvaises surprises et pour aussi dire au public que l’équipe nationale gagne ou alors fait des matchs nuls, mais ne perd pas. À la fois contre-productif, illogique et symptomatique d’une certaine frilosité au sein de ce staff technique marocain, pas très sûr de lui et des capacités d’une équipe marocaine, qui compte dans ses rangs d’excellents footballeurs capables de tenir la dragée haute à n’importe quelle équipe au monde.

 Abdelhak Najib 

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