La 20e édition des Jeux méditerranéens, dont les compétitions se sont déroulées du 21 août au 3 septembre à Tarente, en Italie, a constitué une étape exceptionnelle et sans précédent dans les annales du sport marocain.
lIs étaient 120, 72 hommes et 48 femmes, engagés dans 18 disciplines sous la coordination du Comité National Olympique Marocain et des Fédérations Royales. Le bilan dépasse toutes les attentes : la délégation marocaine rentre de Tarente avec la plus grosse récolte de médailles de son histoire aux Jeux méditerranéens. Le compteur final affiche 44 médailles, 16 en or, 9 en argent, 19 en bronze. De quoi pulvériser tous les records précédents et hisser le Royaume à la septième place du classement général. Cette édition marque surtout un tournant dans la préparation des champions nationaux, avec une diversité de résultats qui tranche avec les participations passées.
L'athlétisme confirme son statut de locomotive du sport marocain : deuxième derrière l'Italie avec 16 médailles (7 or, 4 argent, 5 bronze), pour une équipe de 25 athlètes. Deux noms se détachent particulièrement. Fatima Ezzahra Birdaha décroche l'or sur 5.000 mètres et sur semi-marathon, tandis que Yassine Hssine réussit l'exploit historique du doublé 100m-200m sur la même édition.
Les sports de combat ne sont pas en reste : la boxe (9 participants) prend la troisième place avec 6 médailles, le karaté (7 participants) grimpe sur la deuxième marche avec 5 médailles, et le taekwondo (6 participants) fait de même avec 4 médailles. Le judo termine cinquième avec 3 médailles, la lutte décroche un bronze — chacune de ces deux disciplines alignant 5 participants. Côté raquettes, le tennis se classe deuxième avec 4 médailles pour seulement 5 participants engagés. La gymnastique, septième, offre au Maroc une médaille d'or historique, et le saut d'obstacles prend la quatrième place avec deux bronzes. En football, la sélection marocaine termine cinquième avec deux médailles de bronze.
Toutes les disciplines n'ont pas connu la même réussite. Sur les 18 sports où le Maroc était engagé, plusieurs sont repartis sans podium : natation, escrime, haltérophilie, padel, tir sportif, triathlon et voile. Les prestations y sont jugées prometteuses, mais elles pointent la nécessité de continuer à investir dans le développement de ces spécialités.
Cette moisson globale traduit, selon les responsables du sport national, l'efficacité de la politique sportive engagée et les progrès tangibles du système sportif marocain dans son ensemble. Les Jeux de Tarente 2026 démontrent que le Maroc dispose désormais d'une base solide et d'une diversité compétitive suffisante pour viser des podiums dans plusieurs disciplines à la fois.Reste que la septième place au classement général n'est présentée que comme un point de départ. Une étape dans la préparation des prochaines échéances olympiques.