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Sahara marocain : Omar Hilale évoque devant l’ONU le passage « de la gestion au règlement » avec la résolution 2797

Sahara marocain : Omar Hilale évoque devant l’ONU le passage « de la gestion au règlement » avec la résolution 2797

Devant la 4e Commission de l’ONU, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc, Omar Hilale, a affirmé mardi que la résolution 2797 du Conseil de sécurité marquait une « inflexion majeure » dans le traitement du dossier du Sahara marocain. Selon lui, elle fait de l’initiative marocaine d’autonomie la seule base de règlement du différend.

Le diplomate s’exprimait le 13 octobre à New York. Il a estimé que la résolution 2797 constituait un « point de bascule irréversible » par rapport aux textes précédents du Conseil de sécurité. D’après lui, elle inscrit pour la première fois le statut d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine et place l’initiative marocaine au cœur du processus de négociation.

Quatre parties et des discussions directes

Omar Hilale a rappelé que la résolution réaffirme la responsabilité de quatre parties : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario. Le Conseil les appelle à s’engager de bonne foi et sans conditions préalables dans la recherche d’une solution politique définitive.

Il a indiqué que le texte avait permis la tenue de trois rencontres directes entre ces quatre parties, à Washington et à Madrid, sous la coprésidence de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU et du représentant permanent des États-Unis auprès de l’organisation. À cette occasion, le Maroc a présenté de manière détaillée son statut d’autonomie, précisant les attributions et compétences des organes exécutif, législatif et judiciaire. Pour l’ambassadeur, cette présentation est « l’acte suprême de la bonne foi » du Royaume.

Revenant sur plusieurs notions évoquées lors des travaux de la 4e Commission, il a défendu la lecture marocaine de l’avis de la Cour internationale de Justice, qui consacrerait selon lui la présence du Maroc au Sahara avant la colonisation espagnole et l’existence de liens d’allégeance entre les sultans et les tribus de la région. Il a également affirmé que l’idée d’un référendum avait été écartée par le Conseil de sécurité depuis un quart de siècle, et que seuls les élus, notamment ceux des législatives du 23 septembre, représentaient les populations du Sahara marocain.

Tindouf : Rabat plaide pour des solutions durables

Omar Hilale a par ailleurs souligné la dimension humaine de la résolution, évoquant les « femmes, hommes et jeunes en attente dans les camps de Tindouf ». Selon lui, la gestion humanitaire de cette situation, qu’il décrit comme la deuxième crise de réfugiés la plus longue au monde, ne peut se prolonger un demi-siècle de plus.

Dans cette perspective, le Maroc demande que les populations des camps de Tindouf puissent bénéficier des solutions durables prévues par le droit international et mises en œuvre par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Omar Hilale en a cité trois : le rapatriement librement consenti, la réinstallation dans un pays tiers ou l’intégration dans le pays d’accueil, au choix libre et volontaire des personnes concernées.

Le diplomate a lié cette dynamique à l’ambition d’une « nouvelle ère régionale », en référence au discours royal du 31 octobre évoquant la relance de l’Union du Maghreb arabe, fondée sur le respect mutuel, la coopération et la complémentarité entre ses cinq États membres.

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