La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, a exprimé sa vive préoccupation après la diffusion d’une vidéo montrant un enfant mineur dans une situation portant atteinte à sa dignité et à sa sécurité psychologique, entouré d’adultes l’encourageant à consommer une boisson alcoolisée.
Dans une réaction publiée à la suite de la large circulation de cette vidéo sur les réseaux sociaux, la présidente du CNDH a dénoncé à la fois les actes visibles dans la séquence, son enregistrement et sa diffusion, estimant qu’ils portent atteinte au droit de l’enfant à la protection contre toute forme d’exploitation, de négligence ou d’exposition à des comportements susceptibles de nuire à son intégrité physique et psychologique.
Amina Bouayach a condamné le fait de filmer un enfant dans une posture humiliante, ainsi que l’incitation par des adultes, telle qu’elle apparaît dans la vidéo, à adopter un comportement préjudiciable à sa santé et à son développement. Elle a rappelé que l’exposition d’un mineur dans une telle situation constitue une atteinte à son droit à la dignité et à la vie privée.
La présidente du CNDH a également alerté sur les risques liés à la persistance de cette vidéo en ligne. Même lorsqu’elle est relayée dans un objectif de dénonciation, sa rediffusion sans floutage du visage de l’enfant ni protection de son identité peut aggraver le préjudice moral et psychologique subi par le mineur, notamment à travers le risque de stigmatisation, de harcèlement et de diffamation.
Le CNDH appelle ainsi à cesser toute diffusion du contenu sans dissimulation des traits de l’enfant ou de tout élément permettant son identification. Amina Bouayach a également appelé à une intervention urgente du ministère public afin d’assurer la protection nécessaire de l’enfant, de prendre les mesures juridiques appropriées et d’éviter toute exposition à un préjudice supplémentaire.
La présidente du Conseil a enfin souligné que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer dans le traitement familial, judiciaire, médiatique et numérique de cette affaire, conformément aux engagements constitutionnels et internationaux du Maroc en matière de protection des droits de l’enfant.