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Driss El Yazami : Quatre migrants africains sur cinq restent en Afrique

Driss El Yazami : Quatre migrants africains sur cinq restent en Afrique

Le président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), Driss El Yazami, a affirmé, mardi à Marrakech, que la migration est une question politiquement instrumentalisée dans de nombreux pays et utilisée dans les campagnes électorales.



 

Intervenant lors d'une session portant sur "Migration globale : les enjeux du Nord et du Sud", à l'occasion du premier forum international des jeunes parlementaires socialistes et socio-démocrates, El Yazami a indiqué que l'instrumentalisation et la médiatisation de la question migratoire font que la migration soit associée à la crise et à la tragédie et favorisent l’ancrage de "l’image d’un nord assiégé par les pays du sud".



Le président du CCME a, cependant, relevé que quatre migrants africains sur cinq restent en Afrique, rejetant l’idée selon laquelle les personnes qui partent vers des pays riches sont toutes pauvres et défavorisées.



A cet égard, il a souligné que les pays développent des politiques pour capter les étudiants étrangers, dans le cadre de la migration pour études et la bataille à la quête de compétences hautement qualifiées, faisant observer que près de 20% des Marocains résidant à l’étranger ont un niveau d’éducation élevé (bac+6).



S'agissant de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, El Yazami a indiqué qu’elle n’a été signée que par les pays du sud, appelant à dénoncer la xénophobie et le racisme à l’encontre des migrants.



Il a, en ce sens, mis en avant la signature en 2018 à Marrakech du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, regrettant le manque d’engouement de certains pays du nord pour le mettre en œuvre.



Pour sa part, le député portugais Nelson Brito a dénoncé l'instrumentalisation de la question migratoire à des fins politiques, notamment les partis d'extrême droite qui véhiculent des idées reçues sur les migrants, appelant les pays et les partis socialistes du monde à mettre en place des politiques publiques axées sur l’humain et la garantie d’une vie digne pour les migrants.



Les étrangers représentent dans chaque pays une part infime de la population, mais contribuent activement à son économique, a-t-il enchaîné.



De son côté, l’ancien parlementaire malien Youssouf Aya a soutenu que les candidats à la migration sont victimes de politiques migratoires contraires aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme dans les pays développés du nord vers lesquels les peuples des pays du sud font mouvement pour un minimum de bien-être.



Il a, par ailleurs, plaidé pour l’éradication de la pauvreté, l’accès à l’eau potable, la santé et l’éducation pour tous et la paix sociale dans les pays du sud, notant que la responsabilité d’assurer le bien-être et un avenir meilleur aux peuples du sud incombe principalement à leurs gouvernements.



La députée mexicaine Diana Barreras Samaniego a appelé, quant à elle, à la mise en place de politiques publiques aux niveaux local, régional et national, à même d'assurer une vie digne et de meilleures conditions économiques pour les populations pour les dissuader d’émigrer, notamment une meilleure éducation et une plus grande intégration dans le marché de l’emploi.



Le Forum international des jeunes parlementaires socialistes et sociaux-démocrates, organisé pendant trois jours par le Groupe socialiste-opposition ittihadya à la Chambre des représentants, en partenariat avec la Jeunesse ittihadya et le réseau "MENA-Latina", sous le thème "contribution des jeunes parlementaires à la promotion de politiques publiques progressistes et équitables", vise à encourager les jeunes parlementaires à se concerter et analyser les questions d'actualité et proposer des solutions novatrices et efficaces, en faisant valoir leurs aptitudes à utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour mobiliser et sensibiliser d'autres acteurs à des causes importantes, notamment celles liées à la justice sociale, l'environnement et l'égalité des sexes.



Les sessions de cet événement, qui seront sanctionnées par l'adoption d’un rapport général et des recommandations, portent sur plusieurs thématiques, à savoir "paix et sécurité dans le monde : nouveaux défis géopolitiques", "inégalités, pauvreté et gestion des ressources : vers une protection sociale plus juste", "progrès ou durabilité, comment concilier les deux", "migration globale : les enjeux du nord et du sud", "approches et mécanismes des Nations Unis pour la protection et la promotion des droits de l’Homme", "pour des sociétés plus tolérantes : combattre la haine et l’extrémisme", "des politiques publiques plus inclusives : l’égalité femmes-hommes pour un développement inclusif", "sensibilisation et mobilisation pour des politiques publiques inclusives de jeunesse".

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