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Intérêt supérieur de l’enfant : le Maroc poursuit l’adaptation de son arsenal judiciaire

Intérêt supérieur de l’enfant : le Maroc poursuit l’adaptation de son arsenal judiciaire

Comment traduire concrètement l’intérêt supérieur de l’enfant dans les décisions de justice, les politiques publiques et les mécanismes de protection ? C’est à cette question que tentera de répondre un atelier national organisé le 11 juin à Rabat par le Ministère de la Justice, en partenariat avec la Fondation AIDA et l’Association Bayti.

Réunissant des représentants des institutions publiques, des instances nationales, de la société civile et des partenaires internationaux, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet «Ensemble pour une justice protectrice des enfants et des femmes détenues accompagnées de leurs enfants», financé par l’Union européenne.

Au-delà du débat juridique, l’enjeu est de réfléchir aux conditions d’une meilleure prise en compte des droits de l’enfant au sein du système judiciaire. Les échanges porteront notamment sur les pratiques nationales, leur alignement avec les standards internationaux, ainsi que sur les défis qui subsistent pour garantir aux mineurs une protection effective et un accès à une justice adaptée à leurs besoins.

Cette initiative intervient dans un contexte de réformes importantes en matière de protection de l’enfance. Le ministère de la Justice met en avant l’adoption de la loi n°43.22 relative aux peines alternatives, la création de l’Agence nationale de protection de l’enfance ainsi que les évolutions introduites dans le Code de procédure pénale. Autant de chantiers qui traduisent la volonté des pouvoirs publics de renforcer les dispositifs de protection et de mieux coordonner l’action des différents intervenants.

À travers cet atelier, les organisateurs ambitionnent également de faire émerger des recommandations concrètes permettant de consolider les mécanismes existants et de renforcer la coopération entre les acteurs institutionnels et associatifs. Car si le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant fait aujourd’hui consensus, sa mise en œuvre demeure un défi permanent, qui exige une mobilisation collective et une adaptation continue des cadres juridiques et institutionnels.

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