Les États-Unis et l'Irak ont signé une série d'accords dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures, des télécommunications et de la santé, avec pour objectif de développer de nouvelles voies d'exportation du pétrole en dehors du détroit d'Ormuz.
Les États-Unis et l'Irak ont conclu, ce vendredi, 17 juillet, à Washington, des accords et partenariats d'une valeur d'environ 60 milliards de dollars, portant notamment sur l'énergie, les infrastructures, les télécommunications et la santé. Signés en présence d'entreprises américaines et du gouvernement irakien, ces accords visent à renforcer les investissements en Irak et à développer des itinéraires alternatifs pour les exportations pétrolières.
Le volet énergétique prévoit notamment la construction de nouveaux oléoducs destinés à réduire la dépendance du pétrole irakien au détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20% du pétrole mondial. Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et l'Iran, Téhéran ayant à plusieurs reprises menacé de fermer ce corridor maritime.
Selon Goldman Sachs, les projets de pipelines actuellement à l'étude dans la région pourraient, d'ici à 2028, acheminer jusqu'à 14 millions de barils par jour, soit près de 60% des volumes qui transitaient auparavant par le détroit d'Ormuz. Ces investissements s'inscrivent dans la stratégie de Bagdad visant à attirer des partenariats de long terme et à renforcer la sécurité énergétique régionale.