Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé récemment un mécanisme de financement de 5 milliards de dollars destiné à aider les pays africains à faire face aux perturbations des marchés mondiaux de l'énergie et des engrais et à renforcer leur résilience face aux chocs futurs.
Baptisé "Global Energy and Fertilizer Crisis Response Framework", ce dispositif vise à répondre aux besoins immédiats des pays tout en réduisant leur vulnérabilité aux nouvelles perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Le mécanisme prévoit 4,1 milliards de dollars de prêts supplémentaires, auxquels pourraient s'ajouter jusqu'à 960 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD), son guichet concessionnel. Ces ressources porteront l'objectif de prêts du Groupe pour 2026 à environ 12,7 milliards de dollars. Actif pendant un an, le dispositif prévoit des interventions adaptées au degré de vulnérabilité de chaque pays et à son exposition à l'évolution des prix de l'énergie, des produits alimentaires et des engrais.
Le cadre s'articule autour de quatre axes portant sur la stabilité économique, la sécurisation des approvisionnements essentiels, la protection des ménages et le renforcement de la résilience à long terme. Il prévoit notamment des financements contracycliques et à court terme pour aider les États à absorber les chocs, ainsi que des financements d'urgence et du commerce destinés à maintenir les flux d'énergie, d'engrais et de produits alimentaires vers les marchés locaux.
La BAD entend également contribuer à préserver les dépenses publiques essentielles et à renforcer les mécanismes de protection sociale ciblant notamment les femmes, les jeunes et les ménages à faibles revenus. Le dispositif vise, par ailleurs, à soutenir la diversification des chaînes d'approvisionnement, le développement de la production locale et des échanges régionaux, afin de réduire la dépendance des économies africaines aux marchés extérieurs pour l'énergie, les engrais et les produits alimentaires.