L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mardi, une révision significative du nombre de cas suspects d’Ebola recensés en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda.
Initialement estimé à 906, ce chiffre a été ramené à 116 cas suspects, pour un total de 330 cas confirmés.
Selon Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, de nombreux patients ont été écartés après vérification, certains souffrant d’autres maladies ou n’ayant présenté qu’un épisode de fièvre sans symptômes associés.
L’organisation a également indiqué que six personnes avaient été guéries à ce jour.
Parallèlement, la gestion de l’épidémie suscite des tensions au Kenya voisin. Le président William Ruto a défendu la création d’un centre de quarantaine destiné aux ressortissants américains potentiellement exposés au virus, sur une base aérienne située à Laïkipia.
Ce projet, soutenu par Washington, fait l’objet d’une vive contestation populaire. La Haute Cour kényane a d’ailleurs prolongé la suspension de son ouverture et demandé au gouvernement de rendre publics les accords conclus avec les Etats-Unis.
Déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RDC, l’épidémie s’est propagée à l’Ouganda, où onze infections, dont une mortelle, ont été confirmées. Selon l’Africa CDC, plus de 1.100 cas suspects et près de 250 décès ont été recensés dans les deux pays.