Le conflit États-Unis-Iran est reparti de plus belle, la tension ayant remonté d'un cran entre Washington et Téhéran. À l’aune du rétablissement par les États-Unis du blocus maritime visant l'Iran, les Gardiens de la Révolution ont menacé, mercredi, d'interrompre les exportations de pétrole et de gaz en provenance du Golfe.
«Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront soit pour tout le monde, soit pour personne», a martelé le corps militaire d'élite iranien, laissant planer le risque d'une nouvelle perturbation des flux énergétiques mondiaux.
Cette mise en garde intervient alors que les États-Unis ont lancé une nouvelle salve de frappes contre des cibles iraniennes, accusant Téhéran d'avoir attaqué des navires empruntant le détroit d'Ormuz. Les autorités iraniennes dénoncent, de leur côté, une remise en cause de l'accord provisoire conclu le mois dernier pour endiguer les hostilités.
Au cœur de cette nouvelle escalade, le détroit d'Ormuz demeure un point névralgique du commerce mondial de l'énergie. En temps normal, près de 20% des échanges mondiaux de pétrole et de gaz naturel transitent par cette voie maritime stratégique. Toute entrave à la navigation pourrait ainsi raviver les tensions sur les marchés énergétiques internationaux, alors que le Brent évolue encore à des niveaux supérieurs à ceux observés avant le conflit.