L’Agence spatiale américaine (NASA) a lancé dimanche le télescope spatial Roman, destiné à dresser une vaste cartographie de l’Univers, dans le cadre d’une mission de plusieurs années visant à approfondir la compréhension de certains des plus grands mystères de la physique.
Le télescope a été lancé dimanche matin à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX, depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, selon des images retransmises par l’agence spatiale.
Développé pendant plus d’une décennie pour un coût supérieur à quatre milliards de dollars, le télescope a été baptisé en hommage à l’astronome américaine Nancy Grace Roman, considérée comme la "mère de Hubble", du nom de l’un des télescopes spatiaux emblématiques de la NASA.
Alors que Hubble a notamment permis de montrer que l’Univers se dilate à un rythme plus rapide qu’initialement estimé, Roman aura pour mission d’apporter des éléments de réponse à plusieurs questions encore non résolues concernant cette expansion.
Le directeur de l’agence spatiale américaine, Jared Isaacman, avait présenté en avril Roman comme un instrument destiné à offrir à la Terre "un nouvel atlas de l’Univers".
Doté d’un champ de vision plus de 100 fois supérieur à celui de Hubble et plus étendu que celui du télescope James Webb, Roman observera de vastes régions du ciel depuis un point situé à quelque 1,5 million de kilomètres de la Terre, qu’il devrait atteindre après environ 100 jours de voyage.
Conçu pour fonctionner en complément d’autres instruments, notamment le télescope James Webb, plus puissant et plus précis, Roman devrait permettre de détecter des milliers d’exoplanètes et des dizaines de milliers de supernovas, des explosions marquant la fin de vie de certaines étoiles massives.
"Il s’agira du plus grand catalogue d’objets astronomiques jamais réalisé", a souligné Dave Content, responsable technique du télescope, estimant que ces données contribueront notamment à déterminer la fréquence des systèmes planétaires comparables au système solaire.