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Jouahri : Plus de croissance pour plus d’épargne

Jeudi 07 Novembre 2019 Par Laquotidienne

 

Le Wali de Bank Al-Maghrib Abdellatif Jouahri a appelé, jeudi à Rabat, à accroître le potentiel à moyen et long termes de l'épargne au Maroc et ce, à travers l'accélération de la croissance, l’amélioration de l’emploi et surtout de sa productivité.

Il s’agit d’enclencher un cercle vertueux d’une croissance génératrice de revenus et donc d’épargne, elle-même nécessaire pour soutenir cette croissance, a précisé Jouahri qui s'exprimait lors d'une conférence organisée à l'occasion de la Journée mondiale de l'épargne, sous le thème "L'éducation financière à l'ère de la digitalisation : un levier pour la promotion de l’épargne".

Le wali a également souligné la nécessité de mieux exploiter, à plus court terme, le potentiel mobilisable, notant que ce défi interpelle en premier lieu la communauté financière dans sa globalité afin de poursuivre le développement du système financier national, en particulier par l’élargissement et la diversification des opportunités et des produits de l’épargne, parallèlement à l’élargissement de l’accès aux services financiers à un plus grand nombre de ménages.

De même, le développement de l’épargne passe également par l’alphabétisation et l’éducation financières, a indiqué Jouahri, notant que celle-ci est nécessaire pour aider les agents, notamment les ménages et les petites unités économiques, à améliorer leur connaissance des produits financiers, acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour mieux comprendre les risques et les opportunités de la finance et faire des choix éclairés et raisonnés.

Le wali a émis ainsi le souhait de voir avancer valablement le chantier national de l'épargne, qui constitue, a-t-il dit, "l’une des dimensions essentielles de celui plus global en faveur d’un nouveau modèle de développement plus performant et plus inclusif".

Pour sa part, le président du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun, a mis en relief l'importance de la promotion de l'épargne, affaire de toutes les parties prenantes, comme outil de financement des investissements et de création de richesse et d'emplois, qui se reflète notamment dans l'indicateur national du taux d'épargne qui, à 28% au Maroc, est "l'un des plus élevés parmi les pays émergents".

La promotion de l'épargne doit s'effectuer dans un contexte de développement remarquable de la digitalisation, a fait remarquer Benjelloun.

Il appelle néanmoins à une réconciliation entre, d'une part, l'agilité et la flexibilité qui doit caractériser les politiques d'accompagnement de ce phénomène de digitalisation et, d'autre part, la vigilance et la rigueur de ces modalités en raison des potentiels abus dont peuvent être victimes les cibles de ces services financiers digitalisés, en particulier les jeunes et les franges vulnérables de la population pas ou peu alphabétisées.

La thématique de la promotion de l'épargne doit opportunément être abordée à travers le prisme de l'humain, en l'occurrence l'éducation financière, a ajouté le président, précisant que le secteur bancaire marocain est tout à fait solidaire de toute réflexion visant à structurer un dispositif de promotion de l'épargne à travers les outils digitaux.

Le secteur bancaire est un puissant collecteur d'épargne, que ce soit à travers ses réseaux d'agences physiques ou ses canaux virtuels au Maroc, en Europe ou en Afrique subsaharienne, rappelant à cet effet que le taux de bancarisation est passé de 27% en 2001 à 64% en 2019.

Abdellatif Jouahri
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