Politique Tout voir

Majorité gouvernementale : Le PAM cherche encore la bonne équation

Majorité gouvernementale : Le PAM cherche encore la bonne équation

Les partis précisent leurs positions, mais la future coalition reste à définir. Après une première série de consultations, Fatima Ezzahra El Mansouri doit désormais rapprocher les offres de participation et les exigences politiques de ses partenaires potentiels. Avec une question centrale : quelle place pour le RNI ?

Les consultations avancent. La majorité, elle, attend encore son accord politique. Depuis le lancement des rencontres, le 30 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri a engagé les échanges avec les formations parlementaires pour identifier les partenaires du prochain gouvernement. Les réunions des instances partisanes, organisées le 3 octobre, ont clarifié plusieurs positions sans arrêter la composition de la coalition.

Au PAM, le Conseil national a confié la poursuite des négociations à la cheffe du gouvernement désignée et à la commission composée de Fouzi Lekjaa, Ahmed Akhchichine et Abdellatif Ouahbi. Le communiqué officiel maintient une ouverture aux différentes formations politiques. Il ne désigne toutefois aucun futur allié et ne formalise aucune exclusion.

C’est précisément autour du RNI que se concentre une partie de l’incertitude. Des voix au sein du PAM se sont prononcées contre la reconduction de l’alliance avec leur partenaire de la législature sortante. Mais ces réticences n’ont pas été traduites en décision d’exclusion dans le texte publié à l’issue du Conseil national. De son côté, le RNI a exprimé sa disponibilité à participer et mandaté son président, Mohamed Chouki, pour négocier. Un accord de principe qui ne vaut donc pas encore une place dans la majorité.

L’incertitude demeure également sur le calendrier des échanges. Ce lundi 5 octobre, une source du RNI, indiquait qu’aucune nouvelle rencontre entre Mohamed Chouki et Fatima Ezzahra El Mansouri n’était programmée. Cette information, limitée à ce moment précis, ne permet cependant pas de conclure à une rupture des discussions.

L’Istiqlal a, pour sa part, approuvé le principe d’une participation gouvernementale et chargé Nizar Baraka ainsi que la commission exécutive de poursuivre les consultations. Le Mouvement populaire a donné mandat à Mohamed Ouzzine pour négocier et décider du positionnement du parti. L’Union constitutionnelle et l’USFP ont également habilité leurs dirigeants à poursuivre les échanges. Le PPS doit examiner sa position lors d’une réunion extraordinaire de son comité central, prévue mardi 6 octobre.

L’arithmétique explique l’importance de ces discussions. Avec 97 sièges pour le PAM et 65 pour l’Istiqlal, une alliance entre les deux partis totaliserait 162 députés, soit 36 de moins que le seuil de 198. Même avec les 29 élus du Mouvement populaire, elle resterait à sept sièges de la majorité absolue. Sans le RNI, une telle configuration nécessiterait donc un élargissement supplémentaire.

Le PAM dispose ainsi de plusieurs combinaisons possibles. L’enjeu politique sera de transformer cette marge de choix en coalition cohérente, capable de s’accorder sur un programme et sur l’organisation de l’exécutif. Les prochaines discussions devront préciser ces équilibres, au-delà des seules déclarations de disponibilité.

Articles qui pourraient vous intéresser

Samedi 03 Octobre 2026

Fatima-Zahra Mansouri devant le Conseil national du PAM : « Un gouvernement politique fort », sans clientélisme dans la répartition des postes

Jeudi 01 Octobre 2026

Bulletins de vote : deux nouveaux suspects interpellés, le parquet requiert l’ouverture d’une information judiciaire à Tanger

Jeudi 01 Octobre 2026

Abd Samad Archane : le MDS se dit prêt à accompagner la nouvelle expérience gouvernementale

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required