Les États membres de la CEDEAO ont signé à Freetown l'accord intergouvernemental encadrant le développement du Gazoduc Africain Atlantique, une infrastructure stratégique de 6.800 km estimée à 25 milliards de dollars.
Les États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont signé, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, l'accord intergouvernemental (IGA) encadrant le développement du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria-Maroc, marquant ainsi leur adhésion à ce projet énergétique régional.
Développée conjointement par l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.), cette infrastructure de près de 6.800 kilomètres reliera le Nigeria au Maroc avant son raccordement au réseau gazier européen. Estimé à 25 milliards de dollars, le projet prévoit une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu'à la moitié pourrait être destinée au Maroc et à l'Europe.
Cette étape ouvre la voie à la création de la société de projet, dont le siège sera établi à Casablanca, ainsi qu'à la mise en place de l'autorité de gouvernance du gazoduc à Abuja, avant la mobilisation des financements et la décision finale d'investissement. Selon les porteurs du projet, les principales études techniques et environnementales étant achevées, le gazoduc entre désormais dans sa phase de développement opérationnel.