Le secteur marocain des assurances a confirmé sa bonne dynamique en 2025, affichant à la fois une progression de son activité, une rentabilité en nette hausse et un renforcement de sa solvabilité. C’est ce qui ressort de la 23e réunion du Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémique (CCSRS), tenue mardi au siège de Bank Al-Maghrib.
Le chiffre d’affaires du secteur s’est établi à 63,2 milliards de dirhams à fin 2025, en hausse de 7,5% sur un an. Cette progression est portée aussi bien par la branche Vie (+8,4%), soutenue notamment par le dynamisme de l’activité épargne, dont la collecte a progressé de 8,9%, que par la branche Non-Vie (+6,6%).
La rentabilité du secteur s’est également renforcée. Le résultat net a atteint 5,3 milliards de dirhams, en progression de 21,4%, grâce principalement à la bonne performance des placements financiers. Le rendement des fonds propres (ROE) s’est ainsi établi à 11,1%, son niveau le plus élevé depuis dix ans.
Le CCSRS relève par ailleurs une forte appréciation des plus-values latentes, qui ont atteint 62,5 milliards de dirhams, dans le sillage de la performance du marché boursier. Leur ratio par rapport aux placements s’est hissé à un niveau record de 23,8%, porté par deux années consécutives de hausse de l’indice MASI.
Cette amélioration a permis de consolider la solvabilité des compagnies d’assurances. Le ratio réglementaire de marge de solvabilité s’est établi à 409,4%, en progression de 54,7 points sur un an. Les exercices de stress tests réalisés par les autorités font ainsi ressortir «une résilience globale des entreprises d’assurances» face à des scénarios macroéconomiques et techniques défavorables.
Réuni sous la présidence du Wali de Bank Al-Maghrib, le Comité a plus largement conclu que le système financier marocain continue de faire preuve de résilience, grâce à des fondamentaux jugés solides et à des marges prudentielles confortables. Il a toutefois rappelé que la réforme systémique des régimes de retraite demeure indispensable afin d’assurer leur soutenabilité financière à long terme, malgré l’amélioration de certains indicateurs consécutive aux hausses salariales issues du dialogue social.