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Maroc : Le HCP table sur une croissance de 2,4% au premier trimestre 2024

Maroc : Le HCP table sur une croissance de 2,4% au premier trimestre 2024

Au premier trimestre 2024, la croissance économique nationale devrait s’établir à +2,4%, portée essentiellement par la dynamique des industries extractives et chimiques et le renforcement des services non-marchands.   

 

Les perspectives économiques au niveau mondial, pour le premier trimestre 2024, restent sujettes aux risques persistants liés aux évolutions de la situation géopolitique, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine, et aux aléas des changements climatiques, maintenant des incertitudes autour la croissance de l’activité et accentuant la volatilité au niveau des marchés des matières premières. 

Selon le haut-commissariat au Plan, le resserrement des politiques monétaires, entamé depuis le début de 2022 dans la plupart des pays avancés, pourrait, toutefois, s’atténuer, dans un contexte de recul de l’inflation. 

Un assouplissement de la politique monétaire de la part de la Fed et de la BCE est prévu se concrétiser à partir du printemps 2024, alors qu’une légère restriction de la politique budgétaire devrait se maintenir dans la plupart des pays avancés. 

Dans l’ensemble, la croissance économique mondiale resterait modeste au premier trimestre 2024, s’établissant à +1,9% aux Etats-Unis et à +0,4% dans la zone euro, en rythmes annuels. 

S’inscrivant dans la même trajectoire, la croissance économique nationale se modérerait au premier trimestre 2024. La reprise amorcée en fin 2023 se serait heurtée au retour de la sécheresse automnale. 

Le démarrage de la campagne agricole 2023/24 avait été caractérisé par un retard sensible de l’installation des cultures précoces. Le déficit pluviométrique des quatre premiers mois de la campagne aurait atteint 53% en comparaison avec la même période d’une saison agricole normale. 

La valeur ajoutée agricole pourrait, toutefois, enregistrer une amélioration de 0,5%, en variation annuelle, si les conditions pluviométriques se réajustent au régime d’une saison normale, notamment au cours du premier trimestre 2024. 
Hors agriculture, la croissance se maintiendrait au rythme de 2,9%, portée par la progression continue des activités des secteurs secondaires, notamment les industries chimiques, la fabrication de matériel de transport et l'industrie automobile. 

En ce qui concerne la valeur ajoutée des industries extractives, celle-ci poursuivrait son redressement, affichant une augmentation de 9,4% en variation annuelle, au lieu de -11,8% enregistrée un an auparavant. 

Quant aux services, leur évolution serait plus modérée, tout en conservant une contribution significative à la croissance économique, soit 1,6 point, comparativement à 0,5 point pour le secteur secondaire. 

La demande intérieure demeurerait le principal moteur de la croissance. La décélération des revenus, fortement ressentie dans les régions rurales en raison de conditions climatiques défavorables, impacterait les dépenses des ménages, mais serait quelque peu atténuée par l'accroissement des transferts publics. En variation annuelle, la consommation des ménages devrait enregistrer une hausse de 1,2% au premier trimestre 2024. 

La demande intérieure serait, également, tirée par l'amélioration des dépenses de consommation des administrations publiques, qui devraient, en outre, renforcer leurs investissements durant cette période. En revanche, les investissements des entreprises non financières ralentiraient, dans un contexte de maintien de la hausse des coûts de financement bancaire.

Pour le troisième trimestre consécutif, la contribution des échanges extérieurs à l'activité économique demeurerait négative, amputant la croissance économique globale de 1,8 point. Malgré la solidité de la demande étrangère pour les produits automobiles et la progression continue des exportations de dérivés du phosphate, la croissance du volume des exportations de biens et services ralentirait à 11,4% au premier trimestre 2024, contre 15,5% au trimestre précédent, en raison du ralentissement des services. Parallèlement, la croissance des importations resterait soutenue, stimulée par l’amélioration de la demande intérieure et la relance des achats en demi-produits. 

Dans l’ensemble, la croissance économique globale devrait s’établir à +2,4% au premier trimestre 2024, en rythme annuel, au lieu de +3,5% au cours de la même période de l’année antérieure.

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