Le secteur bancaire marocain a poursuivi en 2025 l'amélioration de ses performances financières, signant une troisième année consécutive de consolidation de ses fondamentaux.
C'est ce qui ressort de la 23ᵉ réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), tenue mardi au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat
Selon le communiqué publié à l'issue de cette réunion, le résultat net agrégé des banques, calculé sur base sociale, a atteint 19,2 milliards de dirhams à fin décembre 2025, en hausse de 22,2% par rapport à l'exercice précédent.
Cette progression s'explique principalement par l'augmentation du produit net bancaire et la diminution du coût du risque.
Cette évolution conforte la solidité financière des établissements de crédit. Le ratio moyen de solvabilité s'est établi à 16,1%, tandis que le ratio des fonds propres de catégorie 1 a atteint 13,5%, des niveaux qui demeurent largement supérieurs aux seuils réglementaires.
Le CCSRS souligne également que les exercices réguliers de stress tests continuent de démontrer la capacité de résistance des principales banques face à des scénarios de chocs macroéconomiques sévères.
Par ailleurs, le ratio de liquidité à court terme reste supérieur au minimum exigé par la réglementation.
Le Comité relève aussi la bonne tenue des infrastructures des marchés financiers. Les évaluations réalisées confirment leur forte résilience, tant sur le plan financier qu'opérationnel, ainsi qu'un niveau de risque toujours faible pour la stabilité du système financier.
Présidé par le Wali de Bank Al-Maghrib, le CCSRS réunit également le président de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), le président de l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ainsi que le directeur du Trésor et des Finances extérieures, représentant le ministère de l'Économie et des Finances.