Coup de tonnerre dans le ciel du transport aérien mondial ! Airbus a demandé à ses clients d’immobiliser immédiatement près de 6.000 avions de la famille A320, après la découverte d’une faille dans un logiciel de commande susceptible d’être perturbé par des radiations solaires.
Cette mesure fait suite à un incident survenu fin octobre aux Etats-Unis, lors d'un vol JetBlue reliant Cancun à Newark.
Au-dessus du golfe du Mexique, l’appareil a brusquement plongé sans intervention des pilotes, contraignant l’équipage à un atterrissage d’urgence à Tampa (Floride).
L’analyse de l’événement a révélé qu’une exposition intense aux radiations solaires pouvait corrompre certaines données essentielles au fonctionnement des commandes de vol.
Airbus a immédiatement recommandé de stopper les vols concernés. Les conséquences opérationnelles se sont propagées à l’échelle mondiale, entraînant retards, annulations et immobilisations d’appareils.
La mise à jour du logiciel prendra quelques heures sur la plupart des appareils. En revanche, environ un millier d’A320 nécessiteront un remplacement matériel plus long, car leur calculateur profondeur-ailerons (ELAC), fabriqué par Thales, doit être changé.
Thales précise toutefois ne pas être responsable de l’anomalie, puisque le logiciel en cause ne relève pas de sa compétence.
Dans plusieurs compagnies, les ajustements ont déjà commencé. En Europe, Air France a annulé 35 vols vendredi, avec d’autres perturbations à prévoir.
L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) confirme avoir été informée et insiste : les désagréments sont regrettables, mais «la sûreté prime sur tout».
L’A320, entré en service en 1988, reste l’avion commercial le plus vendu au monde, avec 12.257 exemplaires livrés à fin septembre.