Economie Tout voir

WE4SHE, pour une meilleure représentation de la femme en entreprise

WE4SHE, pour une meilleure représentation de la femme en entreprise

Elles sont 9 dirigeantes marocaines à la tête de WE4SHE. Lancé officiellement jeudi 16 décembre, le réseau est présent depuis 3 ans au Maroc.

WE4SHE (Nous pour elle) est une émanation du Women Working for Change (WFC), réseau panafricain de femmes dirigeantes adossé à  l’Africa CEO Forum, réseau inclusif composé de femmes et d’hommes partageant une réelle expertise du leadership.

Sa mission est de contribuer à l’instauration d’une plus grande égalité des genres au sein des entreprises et institutions marocaines, en milieu urbain ou rural.

En effet, le réseau souhaite profiter de la dynamique créée par  l’amendement récent de la loi n°19-20 sur la société anonyme (SA) au niveau des Conseils d’administration, par un effet de ruissellement sur les autres strates de l’organisation. La présidente de l’association, Lamia Merzouki, Directrice générale adjointe de Casablanca Finance City (CFC), insiste sur le partage et l’engagement véritable.

«Nous avons créé WE4SHE, (Nous pour elle), et le nous est inclusif, dans le sens où il englobe les hommes et les femmes. Nous estimons que c’est un sujet d'une telle importance, qui doit être porté par tous. Au Maroc, par rapport aux autres réseaux internationaux, nous avons élargi notre vocation pour s’inscrire dans le nouveau modèle de développement. Nous avons intégré l’autonomisation économique de la femme marocaine car nous avons la conviction en tant que femmes dirigeantes, de mobiliser du monde et nos propres compétences, pour le partage d’expériences et la mise en réseau de femmes qui en ont besoin pour développer leurs projets. La femme marocaine active représente seulement 22 %, c’est énorme. Le pays occupe actuellement la 148ème place sur un échantillon de 156 pays, d’après le dernier Global Gender Gap Report du World Economic Forum. Nous sommes les derniers de la classe, alors qu’en Afrique, il y a des nations qui sont bon élèves, si on prend par exemple, la Namibie ou le Rwanda, respectivement 6 ème et 7 ème. Il faut absolument remédier à cette situation flagrante. Il y a du chemin à parcourir», révèle-t-elle. 

4 axes principaux caractérisent l’action WE4SHE, à savoir accompagner les femmes pour leur permettre d'accéder à des postes de direction, lobbying business et réglementaire, développement personnel et sororité et autonomisation économique de la femme marocaine. C’est ce dernier axe qui a été retenu pour le menu de la conférence-débat, qui a eu lieu hier à Casablanca, avec un panel important d’intervenants.

Les invités ont mis l’accent sur l’importance d’œuvrer pour l’autonomisation économique de la femme marocaine, dans la droite ligne des préceptes du nouveau modèle de développement. 

 Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a mis l’accent sur l’importance de lutter pour l'effectivité de l'égalité des droits, estimant que le concept de la parité doit être traité selon une approche globale, déclinée dans toutes les politiques publiques et impliquer la femme dans tous les projets de développement, a-t-il souligné.

À travail équivalent, les femmes gagnent en moyenne 33% de moins que les hommes et l’on estime qu’au rythme où évolue leur situation, il faudrait environ 257 ans pour combler l'écart salarial mondial entre les deux sexes. 

Le Maroc fait pâle figure en matière d’intégration égalitaire des femmes au travail avec un taux de 21,5 % en 2021. La sous-représentation des femmes dans le tissu économique est également illustrée par la faible féminisation du management en entreprise, avec un taux de 8% dans les grandes entreprises et 13% dans les TPME,  d’après le HCP.

Articles qui pourraient vous intéresser

Mardi 17 Mai 2022

Maroc : Environ 800.000 agriculteurs inscrits à la sécurité sociale

Mardi 17 Mai 2022

Maroc : Les recettes touristiques en hausse de 80% à fin mars

Vendredi 13 Mai 2022

Mezzour veut accélérer la digitalisation de l'Administration

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required