La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a entamé ce mercredi matin à Rabat ses consultations en vue de la formation du nouveau gouvernement, avec le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti de l’Istiqlal (PI).
La première rencontre a réuni une délégation du RNI composée de Mohamed Chaouki, Rachid Talbi Alami et Mohamed Boussaïd. Plusieurs responsables du Parti Authenticité et Modernité (PAM) étaient présents pour les accueillir, dont Abdellatif Ouahbi, Fouzi Lekjaa et Ahmed Akhchichine.
À l’issue de la rencontre, Mohamed Chaouki a adressé ses félicitations à Fatima Ezzahra El Mansouri pour sa nomination, saluant «véritablement un moment historique dans l’histoire politique du Maroc». Il a également évoqué une discussion «responsable», empreinte de clarté et de franchise.
Le président du RNI a affirmé que son parti entendait contribuer «de manière constructive» à la prochaine étape, en plaçant l’intérêt de la nation en premier lieu.
Fatima Ezzahra El Mansouri a ensuite reçu une délégation du Parti de l’Istiqlal, conduite par son secrétaire général, Nizar Baraka, accompagné de Mohamed Ould Errachid, Abdel Samad Qaiouh et Abdeljabbar Rachidi.
À l’issue de cette rencontre, Nizar Baraka a à son tour salué sa nomination, estimant que le fait qu’une femme dirige pour la première fois le gouvernement constitue «un événement important pour notre pays, pour la femme marocaine et pour la femme arabe et musulmane».
Les échanges ont également porté, selon le secrétaire général de l’Istiqlal, sur les défis liés à la confiance dans l’action politique. «Il est nécessaire que nous œuvrions ensemble à réconcilier les citoyens avec la politique», a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’honorer les engagements pris et de renforcer la crédibilité de l’action politique.
Sur la participation de l’Istiqlal au prochain gouvernement, Nizar Baraka a indiqué que le parti tiendra une session de son Conseil national pour évaluer les résultats des élections et examiner les possibilités d’entrer au gouvernement.
Ces consultations interviennent alors que se dessine la prochaine majorité parlementaire. Le PAM, le RNI et l’Istiqlal, qui formaient déjà la coalition gouvernementale issue des élections de 2021, disposent à nouveau ensemble d’une majorité au regard des résultats du scrutin du 23 septembre. Reste à savoir si cette configuration sera reconduite ou si les consultations déboucheront sur une autre formule.
Nizar Baraka a, dans ce contexte, appelé à «dépasser la phase de la compétition électorale» et à se concentrer sur les défis du pays, citant notamment la protection du pouvoir d’achat, l’élargissement de la classe moyenne et le dossier de l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine.
Les consultations se poursuivent cet après-midi au siège du PAM, avec trois autres formations politiques, à savoir le Mouvement populaire, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme.