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Les denturologistes répondent à l’Ordre national des médecins dentistes

Les denturologistes répondent à l’Ordre national des médecins dentistes

Lundi 01 Avril 2019 Par Laquotidienne

L’Association nationale professionnelle des denturologistes au Maroc vient de répondre au communiqué de l’Ordre national des médecins dentistes (ONMD) diffusé dans plusieurs supports médias relatif au projet de loi 14-25.

«Nous avons relevé avec amertume, le communiqué de presse diffusé par l’ONMD dans plusieurs supports médias à propos du projet de loi 14-25, qui n’exclut pas seulement les denturologistes et les prothésistes dentaires, mais cinq ou six autres professions», estime l’Association dans un communiqué.

"Nous voudrions souligner tout d’abord, que si nous dénonçons ce projet de loi, notre bataille n’est pas contre les médecins dentistes, et malgré leur distorsion de notre réputation et la sous-estimation de notre travail, nous luttons pour nos droits et pour éviter la perte d’emplois de plus de 15.000 personnes qui exercent la profession de denturologistes à cause de ce projet de loi -14/25- et non contre eux», poursuit-elle.

«Au contraire, nous sommes prêts à les soutenir pour lutter contre la pratique  aléatoire et la sécurité du citoyen qui nous intéresse tous, même si nous nous demandons d’où ils tiennent toujours ces statistiques qui disent que 3.300 cabinets pratiquent d’une façon inégale et se font passer pour des cabinets dentaires ?!», ajoute le communiqué.

«Si nous apprécions hautement le travail du médecin dentiste, nous condamnons de la même façon et fermement, une loi qui nous place sous la tutelle du dentiste sans la moindre protection de nos droits, une loi qui a été validée par la Chambre des représentants et qui a récemment été présentée devant la Chambre des conseillers et reportée à une date ultérieure. Cette loi a non seulement exclu les denturologistes, mais de nombreux autres métiers ...», s’indigne l’Association.

Selon elle, «aucune de ces professions n'a été associée à l’élaboration de ce projet de loi, bien que la Constitution de 2011 garantisse à toutes les associations professionnelles le droit de contribuer à la législation».

«Cette loi oblige les denturologistes à abandonner toutes les spécificités historiques acquises au fil des années, y compris le travail direct avec le client. En d’autres termes, nous devons fermer nos cabinets et travailler sous la tutelle directe du médecin dentiste, alors que plusieurs des pratiquants ont un diplôme de denturologiste ou prothésiste dentaire et ont investi beaucoup d’argent et de temps pour pouvoir ouvrir leur cabinet», fait savoir l’Association.

Et d’ajouter qu’«on leur demande de fermer et on met leur destin et celui de ceux qui travaillent avec eux (…) entre la main d’une autre catégorie, alors que nous existons et nous exerçons avant l’indépendance (…)».

Selon elle, on demande au denturologiste «dans le cadre de la modernisation, de devenir un simple employé chez le dentiste et on nie son existence». Et ce, «alors que plusieurs pays ont remédié à ces cas par la formation et la réhabilitation de la profession pour qu’elle suive la modernisation et non pas par l’exclusion d’une grande partie des professionnels» !

«Nous sommes prêts, même si nous avons été exclus de l’élaboration de ce projet de loi, à soumettre des propositions et des modifications possibles, afin de réglementer notre profession, et aussi assurer une formation continue qui réponde aux exigences du développement durable en vue de se mettre au diapason du progrès technologique», ajoute le communiqué.

«Nous sommes mêmes prêts à payer de l’argent pour des formations en partenariat avec le secteur public et privé. Mais nous ne sommes pas disposés à travailler sous la tutelle d’une autre profession et à fermer nos cabinets et déplacer des familles entières», s’insurge l’Association.

«Et malgré toutes les attaques que nous subissons de la part des dentistes, notre combat n’est pas contre eux, mais contre cette loi injuste qui devrait apporter justice à toutes les parties; mais elle enfreint le droit au traitement équitable et nuit à plus de 6 professions», conclut le communiqué.

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