La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion a réagi aux allégations diffusées sur le compte électronique de l’avocat des détenus sénégalais incarcérés aux prisons Arjat 1 et Arjat 2, faisant état d’une prétendue grève de la faim entamée vendredi dernier, du refus de soins à l’un des détenus et de l’entrave au droit de communication avec leurs avocats.
Dans un communiqué, l’administration pénitentiaire a catégoriquement démenti ces affirmations, assurant que les détenus concernés n’ont entamé aucun mouvement de grève de la faim.
Elle précise que les intéressés ont régulièrement reçu les repas servis par l’établissement depuis vendredi et qu’ils ont également effectué des achats à la cantine grâce aux fonds versés sur leurs comptes par les services consulaires de leur pays.
Concernant l’accusation de privation de soins médicaux, la Délégation générale a qualifié ces propos de « mensongers », indiquant que le détenu concerné a été transféré, dès son retour du tribunal le jeudi 5 février, à l’hôpital psychiatrique Arrazi, où il a bénéficié d’un examen médical spécialisé.
Les médicaments prescrits lui ont ensuite été fournis par l’administration de l’établissement.
Le communiqué souligne par ailleurs que les directions des prisons Arjat 1 et Arjat 2 veillent au respect du droit des avocats à s’entretenir avec leurs clients, conformément aux dispositions légales en vigueur et durant les horaires administratifs réglementaires.
L’administration pénitentiaire conclut en estimant que la diffusion de telles accusations relève d’une tentative de désinformation de l’opinion publique et s’inscrit dans une campagne organisée, en lien avec la procédure judiciaire en cours, faisant suite aux actes de violence récemment perpétrés par ces détenus au complexe sportif Prince Moulay Abdellah.