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Coronavirus/Confinés à l'étranger : Le cri de détresse des étudiants marocains

Coronavirus/Confinés à l'étranger : Le cri de détresse des étudiants marocains

Jeudi 02 Avril 2020 Par Laquotidienne

Des Marocains restés bloqués à l’étranger après que le Royaume a choisi de se mettre sous cloche témoignent. Ils attendent que la vague passe.

 

Bloqués en France et ailleurs, des centaines de Marocains appellent les autorités marocaines à réagir et à aider à leur rapatriement.

Car si beaucoup ont vu leurs documents de séjour prolongés sans souci, ils préfèrent rentrer et acceptent la possibilité d’une quarantaine à leur retour au Maroc pour éviter au maximum la propagation du virus et s’assurer qu’ils ne sont pas porteurs.

C’est le cas de jeunes étudiants en Chine, rapatriés d’ailleurs sur instructions royales, au tout début de la crise, et depuis placés en quarantaine à Meknès.  

S’adressant aux autorités, certains ont brandi leur passeport sur les réseaux sociaux pour demander leur rapatriement.

D’autres discutent de leur hébergement, dans un pays qui n’est pas le leur et dans lequel ils n’avaient pas prévu de passer tout ce temps.

Dans le lot, des touristes qui disent bientôt devenir SDF en raison de la fermeture de leur hôtel, mais aussi des étudiants forcés de rester isolés loin de leurs familles dans des conditions parfois difficiles.

Venus pour un cycle secondaire complet, ou seulement pour un master, beaucoup d’étudiants se sont confiés au sujet de la difficulté du confinement loin des leurs.

Cependant, les conditions de vie ne sont pas les seuls facteurs inquiétants pour ces étudiants, beaucoup pensent également à la suite de leur parcours universitaire, notamment par rapport à cette année scolaire, et ils sont incapables de se projeter.

Anas, étudiant de 23 ans à Lille en stage aux Etats-Unis au moment des annonces de confinement confie, lui qui prévoyait de rentrer se confiner avec sa famille, qu’il s’est vu en premier lieu bloqué aux Etats-Unis, avant de recevoir un message des autorités françaises lui conseillant fortement de rentrer en France grâce aux derniers avions commerciaux disponibles.

Deux jours plus tard, les poches vides, il retrouve dans une ambiance de ville fantôme le nord de la France où il passera cette période de quarantaine, les frontières entre sa famille et lui étant fermées.

Ismail, 21 ans, étudiant en école de commerce, se plaint lui de la solitude à laquelle il sera confronté lors de cette période. Il se retrouve isolé, loin de ses camarades et de ses proches avec qui il ne maintient le contact que par les réseaux sociaux.

«Ce qui m’inquiète maintenant, c’est le vide», affirme-t-il.

Sans cours, sans lien social, le seul passe-temps qui se présente à lui est sa salle de musculation qui, elle aussi, se retrouve fermée pour des raisons sanitaires.

Il parle de cette période comme de la période la plus intense mentalement».

En effet, dans leurs cas se trouvent plusieurs étudiants. Enfermés, loin de tout contact et confrontés à eux-mêmes pour une période plus que difficile.

Les psychologues s’accordent à dire qu’une épreuve comme celle-là pourrait s’avérer dangereuse : «angoisse, perte de repères, forte déception», selon Anne Delaigue, psychologue spécialiste du public étudiants, qui avertit de la difficulté de ce confinement.

Les établissements d’études supérieures commencent à mettre en place des systèmes d’enseignement et d’évaluation de compétences à distance, ce qui replace les étudiants dans un contexte de travail.

Pour beaucoup d’entre eux cependant, l’attention est portée sur les communications officielles qui leur permettraient de mieux s’organiser et d’anticiper l’évolution des choses.
 
Drissi Ziad (Stagiaire)
 

 

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