À quelques semaines du troisième anniversaire du séisme d’Al Haouz, la Coordination nationale des victimes annonce la reprise de ses manifestations devant le Parlement à Rabat. Elle dénonce l’exclusion de centaines de familles des dispositifs d’indemnisation et d’aide à la reconstruction.
La Coordination nationale des victimes du séisme d’Al Haouz compte reprendre ses actions de protestation devant le Parlement à Rabat. Dans un communiqué, elle affirme que plusieurs centaines de familles sinistrées restent, près de trois ans après la catastrophe, dans l’attente d’une solution à leurs dossiers. L’organisation dénonce notamment l’exclusion de certains ménages du bénéfice des indemnisations et des aides destinées à la reconstruction des logements endommagés ou détruits.
Selon la Coordination, les familles concernées ont déjà engagé différentes démarches administratives et juridiques et multiplié les actions de plaidoyer, sans parvenir, pour nombre d’entre elles, à régulariser leur situation. Dans le cadre de sa mobilisation, la Coordination prévoit également de présenter publiquement les témoignages de familles qui affirment avoir été écartées du dispositif d’aide alors qu’elles résidaient dans les villages et territoires touchés par le séisme. Elle cite également le cas de personnes travaillant dans les villes pour subvenir aux besoins de leurs familles restées dans les zones rurales. Selon elle, cette situation, fréquente dans le monde rural, ne devrait pas constituer un motif de privation des aides accordées aux sinistrés.
La Coordination réclame ainsi l’élargissement des indemnisations et des aides à l’ensemble des familles qu’elle considère comme éligibles, ainsi que le règlement rapide des dossiers toujours en suspens. Elle demande par ailleurs l’ouverture d’une enquête « transparente et indépendante » sur les dysfonctionnements qu’elle affirme avoir relevés dans la gestion du dossier du séisme d’Al Haouz. Elle appelle également à l’application des mesures contenues dans le communiqué du Cabinet royal du 14 septembre 2023.
Enfin, la Coordination affirme vouloir maintenir le dossier sur le terrain social et humanitaire, tout en rejetant toute instrumentalisation politique ou électorale de la situation des sinistrés.