L’Iran a annoncé samedi la fermeture du détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transitent habituellement près de 20% des hydrocarbures mondiaux, en réaction aux nouvelles opérations militaires israéliennes au Liban.
Téhéran estime que ces attaques constituent une violation du protocole d’accord conclu récemment avec les États-Unis pour mettre fin aux hostilités régionales.
Dans un communiqué diffusé à la télévision d’État, le commandement de l’armée iranienne a indiqué que cette mesure constituait une «première réponse» aux actions israéliennes, tout en menaçant de prendre d’autres dispositions si les combats se poursuivent.
Sur le terrain, les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés malgré les annonces de cessez-le-feu.
Selon les autorités libanaises, au moins 24 personnes ont été tuées samedi dans plusieurs bombardements israéliens dans le sud et l’est du Liban. De son côté, Israël affirme avoir riposté à des tirs de plus de 50 projectiles lancés par le mouvement chiite contre ses positions.
Cette nouvelle fermeture d’Ormuz ravive les craintes de tensions sur les marchés énergétiques mondiaux, alors même que des discussions préparatoires entre diplomates iraniens et américains ont débuté en Suisse en vue d’une reprise des négociations sur le dossier nucléaire.