La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la culpabilité de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, tout en allégeant sensiblement les sanctions prononcées en première instance.
La cheffe de file du Rassemblement national a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an sous bracelet électronique, ainsi qu'à une amende de 100.000 euros.
Surtout, la justice a réduit sa peine d'inéligibilité à 45 mois, dont 30 mois avec sursis, soit une période ferme de 15 mois. Cette durée, déjà considérée comme exécutée depuis le point de départ fixé au 31 mars 2025, ne compromet plus sa participation à l'élection présidentielle de 2027.
La justice reproche à Marine Le Pen et à plusieurs anciens responsables du Front national d'avoir fait rémunérer, entre 2004 et 2016, des assistants parlementaires par le Parlement européen alors qu'ils travaillaient en réalité pour le parti.
Dans ce même dossier, plusieurs autres figures de l'ancien Front national ont également été condamnées.
Louis Aliot écope d'un an de prison avec sursis, de 5.000 euros d'amende et de deux ans d'inéligibilité avec sursis.
Nicolas Bay est condamné aux mêmes peines, tandis que Fernand Le Rachinel est condamné à deux ans de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende, la cour ayant annulé sa peine d'inéligibilité prononcée en première instance.