Au 39ème jour du conflit, la guerre en Iran a franchi un nouveau seuil avec des frappes d’ampleur visant directement les infrastructures du pays, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump.
Le président américain a haussé le ton en affirmant qu’«une civilisation entière va mourir ce soir», tout en évoquant la possibilité d’un «miracle révolutionnaire» en cas de changement de régime à Téhéran.
Sur le terrain, les bombardements se sont intensifiés. Des ponts ont été touchés au sud de Téhéran, notamment à Kashan et près de Qom, faisant plusieurs victimes, tandis qu’une autoroute stratégique reliant Tabriz a été fermée après une attaque.
Dans la province d’Alborz, au nord, des frappes sur une zone résidentielle ont fait au moins 18 morts, dont des enfants. Les liaisons ferroviaires vers Mashhad ont également été suspendues, après des avertissements israéliens visant les infrastructures de transport.
L’armée israélienne a revendiqué une «vaste série de frappes» contre des dizaines de sites liés au régime iranien, confirmant une stratégie de ciblage des infrastructures.
Des installations pétrolières, notamment sur l’île de Kharg, point névralgique des exportations iraniennes, ont également été visées.
Face à cette escalade, la riposte iranienne se veut dissuasive. Les Gardiens de la Révolution ont menacé de mener des actions capables de priver les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz «pendant des années», avertissant que toute nouvelle ligne rouge franchie entraînerait une extension du conflit au-delà de la région.
Dans ce contexte de tensions extrêmes, la question du détroit d’Ormuz reste centrale. Washington exige sa réouverture immédiate, tandis que Téhéran conditionne toute désescalade à la fin des hostilités et à des garanties sécuritaires, évoquant même l’instauration d’un droit de passage pour les navires.
Sur le plan diplomatique, les tentatives de médiation peinent à aboutir. Une proposition de cessez-le-feu de 45 jours aurait été avancée par des pays tiers, sans succès à ce stade.
Le Qatar a mis en garde contre une situation «proche du point où l’escalade ne pourra plus être contrôlée», appelant à une solution urgente avant qu’il ne soit trop tard.