International Tout voir

L'Iran avertit qu'il y aura des "conséquences" pour les pays se joignant aux sanctions économiques américaines

L'Iran avertit qu'il y aura des "conséquences" pour les pays se joignant aux sanctions économiques américaines

Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti lundi qu'il y aura des "conséquences" pour les pays qui se joindraient à la campagne de pression économique américaine contre la République islamique.
 

Les avertissements nécessaires ont certainement été adressés, car toute complicité avec l'Amérique dans la mise en oeuvre de ses actions agressives contre l'Iran aura assurément ses propres conséquences", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse hebdomadaire, avant l'annonce attendue dans la journée par Washington de nouvelles mesures pour isoler l'économie iranienne.

La réouverture du détroit d'Ormuz par l'Iran, prévue dans le cadre de l’accord, a duré moins de trois semaines, du 18 juin au 8 juillet. Ensuite, Téhéran a bloqué à nouveau cette voie maritime stratégique et les États-Unis ont imposé en représailles un nouveau blocus des ports iraniens le 14 juillet. Dès le mois dernier, Washington et Téhéran ont considéré que ce protocole d'accord était caduc. Le Pakistan maintient ses efforts pour ramener les deux parties à la table des négociations, mais les discussions directes sont actuellement totalement gelées.

Vendredi 14 août, Washington a menacé d'imposer à l'Iran un "isolement économique" sans précédent, avec de nouvelles mesures dès la semaine suivante, en plus du blocus naval sur les ports iraniens. "Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Il a présenté cette stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant en comparaison Cuba et le Venezuela. Le vice-président JD Vance avait déclaré un peu plus tôt que "l'objectif numéro un" des Etats-Unis face à l'Iran était de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire".

Le choix de la pression économique intervient alors que la voie diplomatique semble complètement bouchée, Washington comme Téhéran campant chacun sur leurs positions concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

Articles qui pourraient vous intéresser

Samedi 12 Septembre 2026

Bab el-Mandeb : Les Houthis rebattent les cartes du pétrole

Mercredi 02 Septembre 2026

L'Iran mène une vaste riposte dans la région après de nouvelles frappes américaines

Mardi 01 Septembre 2026

Moyen-Orient : le pétrole bondit, le gaz européen au plus haut depuis 2023

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required