La trêve conclue il y a trois semaines entre Washington et Téhéran a volé en éclats. Les Etats-Unis ont annoncé, mardi, le lancement d'une série de frappes aériennes contre des cibles iraniennes, en représailles aux attaques menées contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz.
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) affirme avoir engagé une «série de frappes puissantes» visant à faire «payer le prix fort» à l'Iran après les tirs de missiles contre trois navires marchands transportant des équipages civils.
Washington considère ces attaques comme une violation du protocole d'accord signé le 17 juin, qui avait mis fin au conflit déclenché fin février entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran et permis la réouverture du détroit d'Ormuz.
Selon des responsables américains cités par Axios, au moins deux missiles iraniens ont atteint des navires commerciaux, dont l'un a subi d'importants dégâts.
Les frappes américaines ont rapidement fait une première victime côté iranien. L'agence officielle Irna a annoncé la mort de Mohammad Reza Khazini, membre de la marine des Gardiens de la Révolution, tué dans le port de Mahshahr alors qu'il combattait des drones américains.
La montée des tensions suscite une vive inquiétude sur la scène internationale. La Chine a appelé les deux pays à renoncer à l'escalade militaire et à revenir au dialogue.
Pékin estime qu'une reprise des hostilités «n'est dans l'intérêt d'aucune des parties» et exhorte Washington et Téhéran à respecter le mémorandum d'accord conclu en juin.
Cette nouvelle flambée de violences intervient alors que l'Iran poursuit les funérailles de son guide suprême, Ali Khamenei.
Son cortège funéraire a traversé mercredi la ville sainte de Najaf, en Irak, avant une inhumation prévue jeudi à Mashhad, dans le nord-est de l'Iran. Les cérémonies se déroulent dans un climat particulièrement tendu, marqué par la reprise des affrontements entre les deux puissances et la menace d'un nouvel embrasement régional.