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Menaces nucléaires : La Chine ne rigole pas !

Menaces nucléaires : La Chine ne rigole pas !

Après l’élection (presque à vie) de l’homme fort de Pékin, le président Xi Jinping, en tant que Secrétaire général du Parti communiste chinois, pour un troisième mandat, au cours du vingtième congrès national du Parti, la Chine monte au créneau cette semaine et avance des menaces nucléaires de grande envergure qui semblent destinées directement aux États-Unis.

 

Abdelhak Najib
Écrivain-journaliste

Sans prendre des pincettes, Pékin affirme qu’elle pourrait faire exploser des bombes atomiques à la frontière de l’espace pour détruire certains satellites jugés par l’armée chinoise comme des engins ennemis ou constituant une menace potentielle pour la sécurité de la Chine. Elle pointe ouvertement du doigt les satellites Starlink qui pourraient aider Taïwan en cas d’invasion chinoise. Une invasion qui demeure la priorité du gouvernement chinois, qui a réaffirmé lors de la réélection de Xi Jinping, que reconquérir l’île voisine est une cause nationale. Ce qui fait planer le spectre d’une autre guerre aux contours dévastateurs dans cette région du monde si sensible et si dangereuse.

Dans ce sens, le Northwest Institute of Nuclear Technology, un institut de recherche dirigé par l'armée chinoise, affirme avoir mis au point un modèle permettant de mesurer avec exactitude les performances des armes nucléaires anti-satellites à différentes altitudes avec une précision de frappe jusque-là inégalée. Pour montrer à quel point cette technologie sophistiquée est opérationnelle, la Chine a précisé qu’il suffit d’une ogive de 10 mégatonnes pour détruire des satellites dans l’espace.  

Avec ce bémol, qu’il faut que l’engin nucléaire explose à une altitude de 80 kilomètres. Une distance considérée comme à risque voire très dangereuse, puisqu’elle se situe dans ce que les astrophysiciens appellent «l’espace proche». Pour Liu Li, le physicien nucléaire qui mène les derniers réglages de ce projet, les choses sont simples : «Cette explosion transforme les molécules d'air en un nuage de particules radioactives en forme de poire pouvant causer des défaillances et des dommages aux satellites».

Aussi simple que cela ! Sans préciser quelles sont les conséquences de ce champignon radioactif sur les populations puisque le même Liu Li souligne qu’une explosion nucléaire atmosphérique dans l'espace proche «peut créer un nuage de radiation gigantesque». Qui dit nuage de cette envergure dit retombées dévastatrices sur le sol touchant des millions de personnes puisqu’il ne suffit pas d’une seule attaque nucléaire visant un seul satellite, mais de plusieurs lancements touchant des centaines de satellites pouvant provoquer un blackout nucléaire d’envergure planétaire. Ce qui ne semble pas déranger outre-mesure l’administration chinoise qui brandit ici, après son allié Vladimir Poutine, le spectre d’une guerre totale, avec l’utilisation de l’atome comme solution finale.

Face à de telles déclarations tout ce qu’il y a de plus sérieux, la question que l’on se pose est simple : si deux armées hautement nucléaires comme la Chine et la Russie multiplient les sorties sur la très probable utilisation d’armes de destruction massive pour solder des conflits, cela ne voudrait-il pas dire que les grandes puissances sont aujourd’hui en train de préparer les opinions publiques aux possibilités de guerres totales pouvant décimer des milliards d’êtres humains en un temps record ? Si les discours sur l’usage de ces armes deviennent si récurrents et si banalisés, il faut se résoudre à cette vérité : quelque chose de pourri se mijote dans un monde au bord du chaos, dans un monde sans garde-fous et prêt au pire sous toutes ses formes.

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