International Tout voir

Emploi, revenus, transferts de fonds : comment la crise au Moyen-Orient frappe bien au-delà de la région

Emploi, revenus, transferts de fonds : comment la crise au Moyen-Orient frappe bien au-delà de la région

La crise au Moyen-Orient fait peser de lourdes menaces sur les marchés du travail mondiaux, avec une hausse des risques pour l'emploi, les revenus et les conditions de travail, particulièrement dans les régions dépendantes de l’énergie importée, des migrations de travail et des envois de fonds, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi.

L’organisation souligne que les effets restent inégaux selon les régions mais pourraient s’aggraver en cas d’escalade du conflit.

Au Moyen-Orient, les heures de travail devraient reculer de manière prolongée, jusqu’à 10,2 % dans un scénario de forte escalade, soit une baisse plus de deux fois supérieure à celle observée durant la pandémie de Covid-19 en 2020.

Environ 40 % des emplois de la région sont concentrés dans des secteurs fortement exposés, notamment la construction, la manufacture, les transports, le commerce et l’hôtellerie, les travailleurs migrants devant supporter une part disproportionnée de l’ajustement du marché du travail.

En Asie et dans le Pacifique, la dépendance à l’énergie importée et aux migrations liées aux pays du Golfe provoque déjà des effets de contagion dans plusieurs économies clés.

Les heures de travail devraient y diminuer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027, tandis que les revenus réels du travail pourraient baisser respectivement de 1,5 % et 4,3 %.

Quelque 22 % des travailleurs de la région exercent dans des secteurs fortement exposés, comme l’agriculture, les transports, la manufacture et la construction, alors que les économies dépendantes du tourisme subissent une pression croissante.

Le rapport met également en garde contre l’affaiblissement des migrations de travail et des transferts de fonds, considérés comme un filet de sécurité essentiel pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est. Depuis le début de la crise, les recrutements vers les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont fortement reculé dans plusieurs pays d’origine, tandis que les rapatriements augmentent sous l’effet des perturbations aériennes, des préoccupations sécuritaires et du ralentissement de la demande dans la construction, l’hôtellerie et les transports.

Les flux de transferts de fonds commencent déjà à montrer des signes de contraction dans certains pays.

L’OIT appelle à des réponses davantage centrées sur l’emploi et les revenus afin d’éviter qu’un choc énergétique temporaire ne se transforme en recul durable du travail décent. Elle recommande de cibler prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, tout en conciliant stabilité macroéconomique et protection de l’emploi.

Articles qui pourraient vous intéresser

Mardi 01 Septembre 2026

Moyen-Orient : le pétrole bondit, le gaz européen au plus haut depuis 2023

Samedi 27 Juin 2026

Moyen-Orient : les Etats-Unis frappent des cibles en Iran en riposte à l'attaque d'un cargo

Lundi 25 Mai 2026

AI : Casablanca : L’urgence de transformer le travail avant de le subir

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required