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Ce que les Marocains pensent des programmes de lutte contre la pauvreté

Ce que les Marocains pensent des programmes de lutte contre la pauvreté

Jeudi 12 Decembre 2019 Par Laquotidienne

 

C’est une étude intéressante que vient de publier le haut-commissariat au Plan dans sa dernière édition «Les brefs du Plan». Il s’est agit d’analyser les opinions des citoyens âgés de plus de 18 ans sur le système de protection sociale, de comprendre leurs préoccupations et attentes par rapport aux prestations de

Actuellement, malgré l’existence de certains dispositifs clé de lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité, les Marocains sont encore moins conscients de l’existence de ces programmes. D’autant plus qu’ils n’en bénéficient que peu, note le document.

Interrogés, entre autres, sur la connaissance des programmes publics de soutien aux pauvres, 47,6% des Marocains déclarent connaître ces programmes.

Parmi eux, 37% ont cité l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), 25,2% le programme d’aide aux veuves, 23,9% le programme «un million de cartables» et 7,9% le programme Tayssir.

Dans le monde urbain, le classement des programmes cités reste le même qu’au niveau national, respectivement 41,5%, 26,3 %, 21 %, 6,1 %.

Dans le monde rural, le programme «un million de cartables» vient en tête des citations avec 29,2%, suivi par l’INDH, 28,7%, le programme d’aide aux veuves, 23 %, et Tayssir, 11,2 %, poursuit la même source.

Comparés selon leurs statuts socioprofessionnels, ce sont beaucoup plus les ouvriers non qualifiés qui ne sont pas au courant de l’existence de ces programmes (59,8%).

Suivent les exploitants agricoles, pêcheurs, forestiers et chasseurs (52,1%), artisans et ouvriers qualifiés (51,6%), les chômeurs (51,1%), les commerçants et les intermédiaires (49,9%) et enfin les cadres moyens et les cadres supérieurs et responsables hiérarchiques (respectivement 33,7% et 20,9%).

Les Marocains au courant de l’existence des programmes déclarent que les pauvres n’en bénéficient que peu (65,5%) ou pas (23,5 %).

Ce jugement est généralement le même selon le milieu de résidence, l’âge et le statut socioprofessionnel.

Les raisons avancées expliquant le faible impact de ces programmes sont le clientélisme (40,6%), la faiblesse des services (30,6%), les difficultés d’accès aux prestations (22,7%), la faible qualité des services fournis (6,1 %).

Alors que dans l’urbain ce sont les réseaux clientélistes qui sont dénoncés en premier lieu (43,8%), dans le rural, ce sont les gains limités (37,5 %).

La plupart des catégories socio-professionnelles concernées considèrent que «le clientélisme», suivi par «la faiblesse des services» et «la difficulté d’accès» sont les facteurs principaux limitant l’efficacité et l’efficience des programmes d’aide aux pauvres.

Alors que par rapport aux autres catégories les cadres supérieurs et responsables hiérarchiques mettent l’accent sur «la qualité des services fournis» (14,9%), les chômeurs insistent sur «le clientélisme» (47,5 %) et «l’insuffisance de l’offre» (28,1 %).

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