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Fonction publique : Tous ces gens payés pour ne rien faire

Fonction publique : Tous ces gens payés pour ne rien faire

Lundi 20 Novembre 2017 Par Laquotidienne

Le rapport que vient de publier la Cour des comptes est plein d’enseignements. Il nous donne quelques détails croustillants sur ce qu’est la fonction publique marocaine. On retiendra une chose : il y a ceux qui se tuent à la tâche et tous ceux qui ont le courage d’être payés pour ne faire (ils se reconnaissent).

Au milieu de tout cela, il y a l’argent du contribuable qui sert à rémunérer ces 583.071 fonctionnaires civils (2016). Soit au total une masse salariale de plus de 120 Mds de DH, représentant 11,84% du PIB. Détails.
 
«Comparé à la richesse nationale, le salaire net moyen dans la fonction publique de l’Etat représente environ 3 fois le PIB par habitant contre 1,2 en France et 1 en Espagne. Ce ratio élevé du salaire moyen s’explique, certes, par la faiblesse du PIB marocain comparativement à ceux des pays cités en référence, mais également, par les multiples revalorisations des salaires décidées à travers le dialogue social, en plus de l’effet des promotions de grade et d’échelon», explique la Cour des comptes.

Conclusion : le Maroc s’offre une fonction publique qui dépasse les moyens de son économie. Cela, alors que les citoyens ont une très mauvaise perception de l’Administration, malgré toutes les tentatives de réformes initiées. Celle de la période 2003-2010 a englouti 9,6 Mds de DH. Pour quels résultats ? Limités selon la CC, pour ne pas dire médiocres.

Cela se comprend, quand on sait, entre autres, que :
- les recrutements ne sont pas professionnalisés;
- il y a une impunité de l’absence irrégulière;
- les horaires effectifs de travail demeurent largement méconnus dans la plupart des administrations;
- l’avancement et la promotion ne sont pas liés au mérite et à la performance, mais plutôt à l’ancienneté…
 
Bref, le système de la fonction publique doit être revu en profondeur, comme le recommande, à juste titre, la Cour des comptes.

D. W.

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