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Maroc - Algérie : Du calme

Maroc - Algérie :  Du calme

Face à cette escalade de la violence verbale de la part du gouvernement algérien à l’encontre du Maroc, quelle lecture pouvons-nous faire de la suite des événements entre les deux pays voisins pour les prochaines semaines ?

 

Si le régime algérien menace de déclencher une guerre ouverte au Maroc, en est-il réellement capable et a-t-il les moyens de ses propos ?

Cette guerre, qui ne peut se décliner que sous la forme d’une agression militaire unilatérale, aura l’effet contraire pour l’Algérie, désignée par l’Union européenne et par les États-Unis d’Amérique comme l’élément perturbateur et déstabilisant de toute une région, avec ce risque majeur d’embraser le Maghreb et le Sahel, une région fortement stratégique pour les Occidentaux.

Dans cette configuration inextricable pour l’Algérie, jouer cavalier seul est un pas lourd de conséquences pour le régime qui se bat contre un chaos intérieur de grande envergure, le tout mâtiné du spectre d’une révolution sociale qui se précise chaque jour davantage.

Ceci devient de plus en plus inévitable, vu que les responsables algériens mettent de côté les grandes urgences nationales en ne répondant pas aux attentes des populations livrées à elles-mêmes et opprimées, et concentrent leur attention sur le Maroc, le désignant comme l’ennemi à abattre pour à la fois faire diversion et pour tenter de tirer leur épingle d’un jeu vicié, dont les cartes sont très claires.

Selon le département d’État américain, l’Algérie ne sait plus comment gérer les multiples crises internes. Même son de cloche de la part du gouvernement britannique, qui a fait savoir ses positions dans le conflit du Sahara marocain en appuyant Rabat et en pointant du doigt l’aveuglement d’Alger, qui donne des signes alarmants de régime finissant tentant par tous les moyens de faire diversion et essayant de gagner du temps dans une fuite en avant qui peut s’avérer fatale pour les Algériens.

C’est le même sentiment à Paris et à Madrid, malgré le double jeu des deux capitales partenaires du Maroc, qui privilégient l'attentisme, laissant l’Algérie s’embourber chaque jour davantage.

Reste ce dernier acte suicidaire qui consiste à faire la guerre au Maroc, lequel doit rester droit dans ses bottes, vigilant, surveillant toutes les manœuvres algériennes de très près, mais sans entrer dans cette spirale de la violence que l’Algérie tente d’instaurer comme unique dialogue avec son voisin.

Sans oublier que l’Algérie, qui dépense des dizaines de milliards de dollars en achat d’armes, dispose d’une armée aux pieds d’argile souffrant de vétusté, de rouille et de grandes fragilités à la fois techniques et matérielles.

Ce qui fait dire à de nombreux spécialistes que l’arsenal algérien est une pure perte d’argent parce que les chars, avions et autres blindés sont si corrodés par le sable qu’ils sont hors service, Alger n’ayant pas pu réformer ses arcanes militaires, vivant sur un modèle qui a fait son temps et qui est révolu depuis au moins deux décennies.

En face, nous avons une armée marocaine hyper réaliste, moderne, techniquement au point, avec un arsenal à la pointe de la technologie, et ce à tous les niveaux de ses divisions : sur terre, dans les airs et en mer.

Ce qui rend les équilibres de force entre les deux pays diamétralement opposés. D’où le calme marocain face à un voisin qui gesticule beaucoup, qui donne dans l’invective et le cirque, multipliant les sorties et les accusations, se perdant dans des absurdités qui en disent long sur ses errances à tous les niveaux.

 

Par Abdelhak Najib, écrivain-Journaliste

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